giorgino

La bestiole

Labay

La bestiole, invitée par Bruno Wolkovitch, dans quelques instants dans l'émission "Vivement Dimanche"...
Dieux des producteurs et distributeurs, laissez-vous prendre dans sa toile...
Bah moi ça me fait un gros ch'tit quelque chose de voir mes amis à la télé ;-)
Pour ceux qui auront loupé la diffusion de l'émission de Drucker, je mettrai sur mon blog le fichier vidéo. Vous ne pourrez pas y échapper, na !







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Soutenant

Vous souvenez-vous ? Je vous avais parlé d'une chanteuse, Labay, pour laquelle j'ai l'honneur d'écrire quelques textes. Vous pouviez d'ailleurs découvrir les ailes d'Angèle ici. Depuis, Labay est devenue La Bestiole. Du cocon musical qui la portait est sorti un autre spécimen, Olivier. A eux deux, ils ont décidé de croiser leurs talents pour nous offrir, sur scène, un véritable concentré d'énergie.
Grande nouvelle ! Sachez que cette bestiole là viendra gratter ses cordes vocales et musicales dans l'émission de Michel Drucker "Vivement Dimanche", ce 12 mars à partir de 13h45. Angèle, chanson surfant un peu trop sur les pentes poudreuses des substances illicites n'a pas été retenue. C'est Drucker quand même, faudrait pas l'oublier. Pas grave, la nouvelle est excellente et, parmi les 14 millions de paires d'yeux qui regardent cette émission toutes les semaines, j'espère vivement qu'un producteur les remarquera. Longue vie à La Bestiole.

Autre grande nouvelle ! Le duo sera en concert à "LA MAROQUINERIE" le vendredi 24 Mars à 20h00 (23 rue Boyer - 20ème - M° Ménilmontant ou Pyrénées - gratuit - réservation table au 01 40 33 35 05).

Je vais finir par ouvrir le fan club officiel de La Bestiole, moi ;-)


Angèle - Paroles : Bruno Forêt - Musique : Olivier Azzano - Chant : Labay



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Soutenance

Une date : aujourd'hui…
Une heure : 14 heures…
Deux petits chiffres, ça ne représente rien, mais parfois ça se charge de sens, de stress ou d'espérances. Deux petits chiffres…
D'abord le "1", chiffre souverain, puis le "4" exprimant la symétrie, la forme du carré…
J'arrête là ma pseudo numérologie…
Ces deux chiffres, j'espère, vont porter chance à Sté qui présente aujourd'hui la soutenance à blanc de son mémoire. Mais vu la qualité de son travail, je suis sûr que la chance n'aura même pas besoin de pointer le bout de son nez (qu'elle a fort joli d'ailleurs).

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Elle

Elle © Bruno Forêt

Elle porte sur son dos vouté, empilés comme les peaux de mues successives, des bouts de tissus multicolores. Les nombreuses poches, pour la plupart collées, agrafées ou épinglées, sont pleines de ces trois fois riens qui constituent sa vie. Une vie passée sans armoire où ranger ses vêtements, sans tiroirs où glisser ses secrets. Elle ne conserve que l'inutile. Le "nécessaire", pour elle, c'est uniquement ce qui se mange ou se boit. Pour tout le reste, pour les sourires ou les souvenirs, son bric-à-brac lui suffit.
Dans la ville immense saisie par les vents glaciaux, elle promène sa douce folie, fixant son regard sur l'échine courbée de son chien, pauvre bête famélique crachant sur le bitume ses dernières étincelles de vie qu'une prochaine saison de gel aura tôt fait d'éteindre. Elle ne lève jamais les yeux. Son fil d'Ariane, c'est la laisse de son chien. Sans elle, elle se perd. La vie des autres, les regards aimants, les mains glissées sous les manteaux qui tiennent chaud sont pour elle autant de labyrinthes dans lesquels elle s'est déjà perdue. Avant.
Avant, elle s'appelait Louise, Jacqueline ou Irène. Avant. Elle ne s'en souvient plus. Et comme personne ne s'en soucie, elle n'a plus de prénom. Elle est juste "elle", la vieille, la folle, la clodo. Elle et ses bibelots de pacotille, elle et son regard fuyant.
Elle s'éloigne péniblement de ceux qui la croisent, cette foule compacte des jours de semaine, la houle d'hommes et de femmes qui déferle sur elle sans jamais la heurter. Elle n'existe plus depuis que cet océan d'inconnus glisse sur elle comme de l'huile sur une flaque d'eau, depuis que leurs regards l'ont fait disparaître.
Cela l'avait bien terrorisée, au début. L'impression de devenir un fantôme avant d'être morte. Mais le temps ça vous creuse les cœurs comme ça creuse les rides. Peu à peu, sa terreur s'était transformée en folie ordinaire.
Finalement, se disait-elle, les fantômes, ce sont tous les autres, ceux aux regards vides...


"La sorcière et l'inquisiteur", Les Rita Mitsouko (Cool Frénésie)

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Les âmes grises

"Aujourd'hui tout est fini. J'ai épuisé mon temps et le vide ne me fait plus peur. Tu penses peut-être que moi aussi je suis un salaud, que je ne suis pas meilleur que les autres. Tu as raison. Bien sûr que tu as raison. Pardonne-moi pour tout ce que j'ai fait, et pardonne-moi surtout pour tout ce que je n'ai pas fait."

Philippe Claudel
Les Âmes grises

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Phrases qui trottent dans la tête

Elles ne sont pas de moi mais elles sont en moi.
Quelques phrases glanées pendant la projection de "Fauteuils d'Orchestre".
Je ne les retranscris pas forcément fidèlement, mais qu'importe, le sens est là.
Elles tournent, virevoltent dans ma mémoire, chantantes, riantes et parfois teintées de tristesse.
"Un jour, le temps qui passe devient le temps qui reste"...
"Sartre was a bad fucker"
"L'amour c'est comme une maison, à ton âge, ça se construit, au mien, ça s'achète"
"J'ai toujours adoré le luxe. Je n'avais pas les moyens de vivre dans le luxe, alors j'ai décidé d'y travailler."
"People love me, and so what ?"
"He fucked all the bimbos"
Catégorie rires, mention spéciale pour Valérie Lemercier, excellente au restaurant face à Sydney Pollack. Catégorie émotion, prix spécial du Giorgi pour Claude Brasseur, un Grand Monsieur du cinéma que l'on voit trop rarement.
Dani et ses chansons françaises, Dupontel et son piano qui pleure, Suzanne Flon et ses yeux frangés de sourires, Cécile de France et son air d'enfant lunaire, tous ces comédiens font de ce film une très belle réussite.
Si, pour vous aussi, les dialogues de Fauteuils d'Orchestre chantent en votre esprit, laissez-moi un petit commentaire histoire de compléter ma ritournelle :-)

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Ailleurs

Variations sur le canard © Bruno Forêt

Je suis venu vous dire que je m'en vais
Et vos larmes n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
Je suis venu vous dire que je m'en vais
Je suis bien sur mabulle
Mais j'm'en vais
Je gigote, je papote
Mais bientôt va sonner l'heure
D'un voyage programmé
Oui je suis au regret
De vous dire que je m'en vais
Oui je suis bien, oui, mais…

Mais Paris souvent me pèse, et l'envie d'aller me faire voir ailleurs m'interpelle. Sans autre bagages que mon appareil photo et quelques défroques de rechange, je m'en vais retrouver des amis dans une ville un peu plus tranquille, revoir un môme qui pisse dans une fontaine et une Grand Place tout en dentelle. Pendant 5 jours je vais balader mon regard et mes envies dans les quartiers vivants de Bruxelles…

Je suis venu vous dire que je m'en vais
Mais je reviendrais
Promis
Vous embêter

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Sourire du jour

"Si tu ris jaune... Lave-toi les dents" Bruno Confucius

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D'autres mondes

Feuilles © Bruno Forêt

Il y a comme de la spiritualité dans l'air…
C'est étonnant : lorsque la vie (ou le Grand Destin Cosmique, que sais-je ?) a décidé de vous mener là où elle le souhaite, elle met en œuvre un habile jeu de simili-hasards vous entraînant inéluctablement vers un seul but. Depuis quelques temps se tisse autour de moi un réseau de rencontres, de découvertes, d'actes qui invariablement me mènent vers un "éveil" spirituel. J'en parlerais certainement plus longuement une autre fois, ou plutôt je distillerais quelques informations éparses au gré de mes billets (j'aime conserver une part de mystère lol).
J'évoquerais juste ici, en filigranes, la vision hier soir au cinéma d'un magnifique documentaire sur le chamanisme, "D'autres Mondes", réalisé par Jan Kounen. La projection fut suivie d'un long débat avec le réalisateur. J'avais déjà "rencontré" ce-dernier à l'occasion de la sortie de son film Blueberry. Son expérience avec les chamans d'Amazonie, son initiation à cette médecine de l'âme, véritable sujet du long métrage, m'avait passionné. J'ai retrouvé avec bonheur la description méticuleuse de ses visions vécues lors des séances d'Ayahuasca (mélange psychotrope permettant d'entrer en transe). Ce fut pour moi une véritable invitation au voyage… Est-ce là où me mène cette vie facétieuse ?

Mia kepenshonbanon,
Shinan kepenshonbanon
Kepenshonyontanara,
Mia raromayonai...

Je t'ouvrirai
J'ouvrirai tes pensées
En les ouvrant
Je te remplirai de joie...

Extrait d'Icaros de Kestenbetsa

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Photos de février (2006)

Retrouvez ici la sélection des photos illustrant mes articles du mois de février.

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Fêlures

Carreau brisé © Bruno Forêt

Je suis fatigué d'avoir à subir en permanence les symptômes d'une santé en berne. Je voudrais "passer" et "penser" à autre chose, ne plus vivre dans mon corps comme un étranger, "en retrait", en attente d'un mieux. J'aimerais tant retrouver l'étonnante normalité d'une banale vitalité.
Je suis fatigué des souffrances, celles que j'endure et celles que j'inflige malgré moi. Elles s'insinuent comme un poison dans mes veines. Je suis incapable de faire du mal… et pourtant, je suis terriblement et maladroitement humain. Pardon.
Je suis fatigué de ne pas ressentir le bien-être d'une nuit sans rêves. Un sommeil non réparateur et c'est la journée qui s'égare, entre moral à la dérive et morsures de pensées absconses.
Comme d'habitude, ma prose s'abîme dans les tensions de mes maux de tête. Je suis désolé de tant d'impudeur, là, c'est moi qui m'égare.
Heureusement, mes soirées sont meilleures que mes jours. Ce soir, je voguerai sur les rives de la spiritualité, guidé par la caméra visionnaire de Jan Kounen, à la découverte d'autres mondes.

Il est des chansons qui se logent au creux de nos émotions et restent suspendues à nos lèvres, pour toujours. Parmi ces petits trésors musicaux flottant de larmes en rires, de cœur en pleurs, figure cette chanson de Jean-Louis Murat : "Se mettre aux anges"… Je ne peux pas expliquer pourquoi je l'aime. Peut-être tout simplement parce qu'il n'y a pas d'explication, juste la présence d'un vibrato qui s'élève en mon âme.


"Se mettre aux anges", Jean Louis Murat (Lilith)

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Nounours décapité

Nounours © Bruno Forêt

C'était cet hiver...
C'était à Noël, au détour d'une rue...
Là, sur le rebord d'une fenêtre, deux yeux fixes et noirs me regardaient.
Dans l'air glacé résonnaient encore les cantiques. Des myriades de Tino Rossi numérisé me promettaient des jouets par milliers.
Mais c'est finalement ce nounours qui capta mon attention.
Pauvre bête décapitée.
Le couperet des volets était tombé.








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Dernier chat pitre

Morgi © Bruno Forêt

Tes coups de tête dans mes chaussettes, tes chatouilles-pieds quand j'veux bosser…
Tes coups de griffes quand j'me rebiffe, tes vrais chagrins quand j'vais pas bien…
Tes airs peluche sans fanfreluches, ton corps chaleur, baume de mon cœur…
Tes crises de vie, pointes de folie, tes chapardages de chat pas sage…
Ton dos boudeur quand j'suis plus joueur…
Tu vas me manquer, le chat…

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De la pointe des pieds...

Va-où ? © Bruno Forêt

Je suis une petite chose perdue dans l'immensité de la vie...
De la pointe des pieds, j'essaye de ne pas faire trop de bruit.
Je ne veux pas brusquer, pas déranger, et ne pas nuire…
J'ai juste besoin de rêver et de croire à mes douces utopies…















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Tubes

Voici l'une de mes dernières chansons, écrite pour mon amie Labay et mise en rock par Olivier Azzano. Pour ceux que ça titille, La Bestiole (leur groupe) est en concert les mercredi 22 février et 1er mars... Plus de détails sur leur site www.la-bestiole.com...
Quand miss Labay m'a demandé d'écrire un texte jouant avec le mot "tube", j'ai relevé le défi en me disant : "Trop fastoche..."... Sauf que je me suis retrouvé comme un idiot devant ma feuille blanche, à chercher des occurrences du mot "tube", à m'arracher les cheveux car je voulais avant tout raconter une histoire et ne pas tomber dans le seul exercice de style. Puis, petit à petit, l'inspiration est venue. Le ton, quelque peu cynique et décalé du texte me permettait de parler d'un sujet grave sans gravité.



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