giorgino

Parce qu'il y a des limites… sauf à la connerie apparemment


Je reprends ici l'intégralité d'une pétition circulant sur le net (j'ai vérifié, il ne s'agit pas d'un HOAX) et dont le sujet m'a bien évidemment fait réagir. Je vous invite d'ailleurs à lire l'article paru dans le Monde en cliquant ici.

Comment un président d'une chaîne publique (pour laquelle l'état nous demande généreusement chaque année de "participer" aux frais de fonctionnement) peut-il valider un tel projet ?

"Non au projet de télé réalité au cœur des Tribus !
Il semblerait que le monde des peuples autochtones et des dernières tribus soit de plus en plus à la mode et aux goûts du jour. La dernière trouvaille en date des décideurs qui font et défont le monde du PAF (Paysage Audiovisuel Français) n’est autre que la commande par France Télévisions d’un reality show au cœur des dernières tribus !
France Télévisions vient en effet de charger une société de production française, filiale du groupe Endemol, de monter pour France2 9 émissions de 90 minutes chacune destinées au prime time et qui mettront en scène un casting de 6 à 9 candidats lancés à l’aventure au cœur des tribus.
Ils auront à vivre pendant huit jours la vie tribale des Hadzabé, celle des Miao de Chine, des cavaliers mongols, etc..., et seront jugés par un ethnologue référent et par les chefs des villages ! Koh Lanta chez les tribus ! On imagine déjà nos apprentis explorateurs s’essayer aux mets les plus surprenants, se vêtir de turbans ou de caches sexes, se faire tatouer, ou singer les rites et les traditions les plus sacrés...
Réagissons vivement en envoyant un courrier à France Télévisions !
Une action d’ICRA international à laquelle vous pouvez participer en cliquant ici.

Le tournage est prévu pour l'été 2006 (1er tournage 20 juin 2006) et la diffusion à partir de septembre. Voilà de quoi donner bien des idées à nos ethnotouristes en herbe et encourager au final, une clientèle de masse providentielle pour les professionnels de l'ethnotourisme. L'exploitation des derniers peuples sages de la planète atteint ici des sommets affligeants.
ICRA International (http://www.icrainternational.org/urgence/293) a décidé de réagir très vite pour tenter de stopper la production de cette série d'émissions en lançant une pétition que nous vous demandons de signer et de faire signer par le plus grand nombre de personnes autour de vous et que nous enverrons au CSA ainsi qu'au Président directeur Général de France Télévision, Patrick de Carolis.0

ICRA international est un mouvement de solidarité avec les peuples autochtones. Apolitique et non confessionnelle, totalement indépendante, ICRA s’articule autour de 3 axes :
Défense des droits des Peuples Autochtones : Diffusion d’informations (magazine IKEWAN, le journal des peuples premiers, site Internet), missions d’enquête, campagnes de pétitions, conférences de presse.
Programmes de terrain : Mise en place en coordination avec les peuples autochtones de programmes d’aide à l’autosuffisance alimentaire, éducative, sanitaire et médicale.
Action pour la sauvegarde des cultures : Connaissance, ressencement, promotion et sauvegarde des mémoires et cultures autochtones.

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Liés

Elena © Bruno Forêt



Qu'elle soit légère ou son contraire, qu'elle soit de peines ou de félicités, qu'elle soit synonyme de tous les antonymes, la vie n'est jamais tiède.
Qu'un vœu l'apaise le temps de croire à sa réalisation, qu'un creux l'allège le temps de voir la désolation, la vie est le liseré qui sillonne, intempérée, nos pleins et nos déliés.

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Comme avant

Parking brisé © Bruno Forêt

Tu ne veux pas me perdre
Tu t’éloignes quand même
Tu veux vivre en amis
Endeuiller les amants
Tu veux garder ma main
Sans qu’elle ne soit la tienne
Et tu veux des baisers
Qui ne soient plus brûlants
Comme avant...

Tu ne veux pas jeter
Sur nos vies l’anathème
Tu veux que notre amour
Devienne sentiment
Tu veux qu’à l’avenir
Ta bouche ne soit plus mienne
Et qu’au fil de nos mots
Ne s’écoule plus le temps
Comme avant...

Tu te veux courant d’air
Tu es courant de peine
Tu veux taire les non-dit
Ton silence est parlant
Tu veux taire mon élan
Avant qu’il t’appartienne
Et qu’au creux de nos voix
Il y ait le soulagement
Comme avant...

Tu ne veux pas me jouer
Le dernier acte sur scène
Tu veux noircir ton cœur
Car il est transparent
Tu veux noircir ton âme
Pour affranchir la mienne
Et qu’au coin de la marge
Tu ne signes plus présent
Comme avant...


© Bruno Forêt

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Photos d'avril (2006)

Retrouvez ici la (minuscule) collection de photos illustrant mes articles du mois d'avril.

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Va où ? © Bruno Forêt

Les mains sont des enigmes.

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Comme une pluie dans tes yeux...

Photo © Cirque Eloize 2005 - Agnieszka StalkoperPhoto © Cirque Eloize 2005 - Agnieszka Stalkoper

Ce soir, grâce au cirque Eloize, pour la première fois de ma vie j'ai vu tomber la pluie. D'une beauté bouleversante, la poésie du spectacle "Rain" ricoche sans cesse à la surface de la nostalgie, laissant glisser des ondes d'humour jusqu'aux rives joyeuses de nos yeux émerveillés. Les numéros acrobatiques, tendres et drôles, sont autant de gouttes d'eau ruisselant sur le fil de nos émotions. Ils en ont la fraîcheur. Nous en gardons la candeur. Les artistes de ce cirque hors du commun sont des passeurs de rêves, jouant de la souplesse de leur corps comme de la pointe d'un pinceau, dessinant sur la toile de nos souvenirs le plus beau des tableaux. Ce soir, grâce à eux, au théâtre du Trianon, pour la première fois de ma vie j'ai vu pleurer la pluie.

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Combat

Fleur des murs © Bruno Forêt

Pour vivre, il faut se battre.
Pour apercevoir la lumière, il faut s'accrocher.
Pour grandir, il faut espérer
Et comme ce lierre, pour exister en ce monde glacial et gris, il faut porter en soi les couleurs, les conserver, et y croire.

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Hiver

Hiver © Bruno Forêt

Parfois, le matin, une petite perle se glisse entre nos mails, attendant le moment propice pour se dévoiler à nos yeux et briller ainsi de mille feux. Ce matin, cette petite perle me fut adressée par Henri-Pierre. Je l'ai immédiatement adoptée comme parure pour ma journée et, encore émerveillé par son éclat doré, je ne résiste pas au plaisir de l'exposer à votre regard… Il s'agit d'un poème d'Albert Samain, "Hiver"…

Le ciel pleure ses larmes blanches
Sur les jours roses trépassés ;
Et les amours nus et gercés
Avec leurs ailerons cassés
Se sauvent, frileux, sous les branches.

Ils sont finis les soirs tombants,
Rêvés au bord des cascatelles.
Les Angéliques, où sont-elles !
Et leurs âmes de bagatelles,
Et leurs coeurs noués de rubans ?...

Le vent dépouille les bocages,
Les bocages où les amants
Sans trêve enroulaient leurs serments
Aux langoureux roucoulements
Des tourterelles dans les cages.

Les tourterelles ne sont plus,
Ni les flûtes, ni les violes
Qui soupiraient sous les corolles
Des sons plus doux que des paroles.
Le long des soirs irrésolus.

Cette chanson - là-bas - écoute,
Cette chanson au fond du bois...
C'est l'adieu du dernier hautbois,
C'est comme si tout l'autrefois
Tombait dans l'âme goutte à goutte.

Satins changeants, cheveux poudrés,
Mousselines et mandolines,
O Mirandas ! O Roselines !
Sous les étoiles cristallines,
O Songe des soirs bleu-cendrés !

Comme le vent brutal heurte en passant les portes !
Toutes, - va ! toutes les bergères sont bien mortes.

Morte la galante folie,
Morte la Belle-au-bois-jolie,
Mortes les fleurs aux chers parfums !

Et toi, soeur rêveuse et pâlie,
Monte, monte, ô Mélancolie,
Lune des ciels roses défunts.

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Perdre le fil ?

Mur © Bruno Forêt

Alors que la brume tarde à effilocher les derniers ronds de dentelles cotonneuses dont elle avait délicatement enveloppé mon esprit ce matin, alors que mes ongles terminent leur cure d'amincissement entre l'étau impitoyable de mes dents, et alors que le soleil drape sa nouvelle virginité dans une longue étole nuageuse, mes pensées tissent, comme à l'accoutumée, une étoffe froissée.
Je contemple les lambeaux de ma vie et je réalise que j'ai tant de matière à recoudre. Sous le vent des années, la toile de mes émotions s'est déchirée. Tout est question d'efforts et de persévérance, je le sais, chacun d'entre nous composant avec le patchwork de ses expériences. Il me faut à présent redonner forme à ce qui était chiffonné.

Alors que mes mots s'amusent à se glisser sous le pan des métaphores textiles, je me découvre une nouvelle ambition : devenir l'artisan de ma vie et, du temps qui (dé)file, prendre la mesure, y épingler les bons moments, y assembler toutes mes envies.
Vive la haute-couture…

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A consommer sans modération

Les gens l'appelaient l'idole des jeunes, mais maintenant qu'il a pris un peu de bouteille, on l'appelle l'idole à jeun... Mouais, désolé pour le jeu de mots un peu foireux, surtout que l'idole n'est pas vraiment à jeun. A vous de juger sur la petite vidéo ;-) A vot' santé.

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En construction

Détail Sagrada © Bruno Forêt



Un vitrail de la Sagrada Familia, à Barcelone, cathédrale magique en perpétuelle construction. J'aime tant le côté inachevé de cette oeuvre architecturale que j'en viens à espérer que jamais ne sera posée la dernière pierre.
Dans mes rêves les plus fous, j'imagine cet édifice comme un être vivant, un organisme complexe rajoutant sans cesse à ses clochers existants et à ses galeries labyrinthiques de nouvelles excroissances, de nouvelles chapelles.

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Loin

Plumeau © Bruno Foret


"Je veux partir dans ton île
Où je sais que, loin des villes,
Sous tes fureurs assassines,
Tournent des rondes enfantines."
Barbara (Emmène-moi)

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Le cauchemar de Darwin

Ceci n'est pas un poisson d'avril…
A des milliers de kilomètres d'ici, pendant que des avions cargo zèbrent inlassablement le ciel de Tanzanie, des pêcheurs naviguent sur les eaux troubles du lac Victoria. Sous le ballet incessant des aéroplanes émerge la misère humaine... Le cauchemar est bien de ce monde.

Ceci n'est pas un poisson d'avril…
Pendant que ces avions atterrissent, vidant sur le sol africain leur cargaison officiellement "pacifiste" composée de fusils, de tanks et autres armes estampillées "made in Europe", censées alimenter des guerres certainement profitables; pendant que la communauté internationale feint la cécité, pendant que les soutes se remplissent de tonnes de filets de perche du Nil destinés à nos supermarchés, des hommes et des femmes sont condamnés à se nourrir des carcasses jetées à même le sol et séchées en grappe sur des rondins de bois, telles d'immondes tapis organiques dévorés par les vers.

Ceci n'est pas un poisson d'avril…
Pendant que quelques européens se félicitent d'avoir amélioré les conditions de vie des pêcheurs et de leur famille, pendant qu'ils congratulent les dirigeants des usines pour leur efficience en matière d'hygiène et de conditions sanitaires, pendant qu'ils bavent sur le juteux marché que représente cette monstrueuse perche du Nil, les enfants des rues, livrés à eux mêmes, se disputent les restes d'un repas et font brûler les emballages plastiques de ces chers poissons pour en sniffer les vapeurs.

Ceci n'est malheureusement pas un poisson d'avril…
Pendant que les pilotes Ukrainiens enchainent verres de whisky et coups sur les visages des prostituées, pendant que je regarde, incrédule, ce documentaire diffusé sur ARTE ce soir, pendant que je ne peux m'empêcher de me poser la question "Que peut-on faire ?", le cauchemar continue. Eliza, la prostituée, est tuée par un client Australien. Une femme, atteinte du Sida, ne peut plus s'alimenter et s'apprête à souffler sa vie, des hommes continuent d'enterrer leurs frères, mères ou pères…
Et pendant ce temps, les avions cargo zèbrent inlassablement le ciel de Tanzanie.

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Blue

Chanson écrite en hommage au film "Bleu", de Kristof Kieslowski, l'un des rares cinéastes qui a su jouer de l'instrument de nos émotions pour faire vibrer une note spirituelle.

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P.S

Ecorce © Bruno Foret

Vos messages m'ont énormément touché…
"Bien-venu", je le suis pleinement, n'est-ce pas scape ?...
J'ai de la chance de vous accueillir ici, de pouvoir partager avec vous peines et délices…
Merci du fond du cœur de pardonner les arythmies de mes écrits, de gratter l'écorce de mes doutes pour y déceler autre chose que les caprices d'un adulte en mal d'enfance.
Merci d'être plus que des anonymes pour moi, de devenir au fil des mois la trame, l'étoffe de mes envies.
Merci de suivre au fil de mes émois la trame de mes contes à dormir debout.
Merci.

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