giorgino

Comme une pluie dans tes yeux...

Photo © Cirque Eloize 2005 - Agnieszka StalkoperPhoto © Cirque Eloize 2005 - Agnieszka Stalkoper

Ce soir, grâce au cirque Eloize, pour la première fois de ma vie j'ai vu tomber la pluie. D'une beauté bouleversante, la poésie du spectacle "Rain" ricoche sans cesse à la surface de la nostalgie, laissant glisser des ondes d'humour jusqu'aux rives joyeuses de nos yeux émerveillés. Les numéros acrobatiques, tendres et drôles, sont autant de gouttes d'eau ruisselant sur le fil de nos émotions. Ils en ont la fraîcheur. Nous en gardons la candeur. Les artistes de ce cirque hors du commun sont des passeurs de rêves, jouant de la souplesse de leur corps comme de la pointe d'un pinceau, dessinant sur la toile de nos souvenirs le plus beau des tableaux. Ce soir, grâce à eux, au théâtre du Trianon, pour la première fois de ma vie j'ai vu pleurer la pluie.

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Stupid Girls

Merci à Sté d'avoir partagé avec moi une franche rigolade en me faisant découvrir le nouveau clip de la chanteuse Pink : "Stupid Girls".
Avec son sens aigu de la provocation, un bon dosage d'ironie et des paroles percutantes, Pink balance sa verve satyrique sur ces starlettes bimbo-siliconées-lobotomisées qui pullulent en ce moment dans le milieu du show-biz.
Je ne sais pas pourquoi, mais ce clip me fait penser à la belle époque des vidéos des années 80 ("je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…").
Bref, dans notre monde de plus en plus aseptisé, les coups de pied dans une fourmilière bien formatée sont toujours salutaires. Merci miss Pink.
Fais un p'tit clic ici, et la vidéo cherra.

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Le projet Laramie

Matthew Shepard

Il est parfois très difficile de dire à un ami comédien "Bravo, c'était très bien" à la fin d'une représentation théâtrale. Soit la pièce fut mauvaise et notre conscience balance entre l'aveu de la terrible vérité ou l'affichage d'un sourire hypocrite de circonstance, soit le sujet traité, grave et poignant, basé sur des faits réels, se prête mal à de telles effusions. Ce fut le cas hier avec Le projet Laramie, de Moises Kaufman, qui se joue actuellement au Vingtième Théâtre à Paris.
Cette pièce relate les faits qui ont conduit au meurtre de Matthew Shepard, jeune étudiant gay de 21 ans. Petit retour en arrière : le 12 octobre 1998, après plusieurs jours de combat entre la vie et la mort, Matthew Shepard décédait dans sa chambre d'hôpital, devenant pour de nombreuses personnes le symbole de l'homophobie. Enlevé, torturé et massacré par deux imbéciles qui n'aimaient pas les pédés, ce meurtre avait ému l'Amérique.
Se rendant à Laramie, petite bourgade du Wyoming d'où étaient originaires le jeune étudiant et ses deux assassins, Moises Kaufman et sa troupe entreprirent de recueillir les témoignages d'habitants, d'amis, de prêtres, de fermiers, de professeurs,… afin d'en faire une pièce intitulée "Le projet Laramie".
Créé pour la première fois en France, sobrement interprété et mise en scène, ce "documentaire théâtral" invite chacun de nous à se poser des questions sur l'intolérance et le respect de l'Autre. Vêtus de noir, sur un plateau quasi nu, les dix comédiens évoluent, prêtant leur voix aux multiples personnages, composant une musique aux tonalités changeantes, souvent dérangeantes tant les propos ordinaires dont ils se font écho sont chargés de haine latente, d'incompréhension, d'indifférence, de peurs et de doutes aussi. Ils sont le kaléidoscope d'une Amérique profondément ancrée dans ses paradoxes, pleurant son enfant mort sur l'autel de la bêtise et s'apprêtant à envoyer sur la chaise électrique deux autres gamins. Sans juger, sans prendre parti, Le projet Laramie nous confronte au "Vrai", à la réalité de notre dualité, à cette inhumanité cachée au cœur de l'Humanité.
Sur deux écrans placés en hauteur, des vidéos, magnifiquement traitées, viennent souligner sans les appuyer les moments forts de la pièce, notamment lors de l'émouvante scène de l'enterrement : des flocons de neige tombent dans le noir tandis que les dates de naissance et de mort de Matthew Shepard griffent les écrans. Sur le plateau, les parapluies brandis par les comédiens dessinent une ligne brisée que vient recouvrir une lumière spectrale. Le cœur se serre. Et c'est sur le souvenir de la chanson "Amazing Grace", interprétée a-capella par Liza Michael, que mes larmes glisseront.
Il est parfois très difficile de dire "Bravo c'était très bien"… C'est pourtant ce que j'avais envie d'écrire aujourd'hui, à Cyril Romoli, l'un des comédiens, et à toute la troupe qui l'accompagne.

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Le visage de La Bestiole

Comme promis dans mon billet précédent, voici la vidéo de la première prestation télé de La Bestiole... Laissez-vous gratter le "do", c'est si bon ;-)

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La bestiole

Labay

La bestiole, invitée par Bruno Wolkovitch, dans quelques instants dans l'émission "Vivement Dimanche"...
Dieux des producteurs et distributeurs, laissez-vous prendre dans sa toile...
Bah moi ça me fait un gros ch'tit quelque chose de voir mes amis à la télé ;-)
Pour ceux qui auront loupé la diffusion de l'émission de Drucker, je mettrai sur mon blog le fichier vidéo. Vous ne pourrez pas y échapper, na !







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Soutenant

Vous souvenez-vous ? Je vous avais parlé d'une chanteuse, Labay, pour laquelle j'ai l'honneur d'écrire quelques textes. Vous pouviez d'ailleurs découvrir les ailes d'Angèle ici. Depuis, Labay est devenue La Bestiole. Du cocon musical qui la portait est sorti un autre spécimen, Olivier. A eux deux, ils ont décidé de croiser leurs talents pour nous offrir, sur scène, un véritable concentré d'énergie.
Grande nouvelle ! Sachez que cette bestiole là viendra gratter ses cordes vocales et musicales dans l'émission de Michel Drucker "Vivement Dimanche", ce 12 mars à partir de 13h45. Angèle, chanson surfant un peu trop sur les pentes poudreuses des substances illicites n'a pas été retenue. C'est Drucker quand même, faudrait pas l'oublier. Pas grave, la nouvelle est excellente et, parmi les 14 millions de paires d'yeux qui regardent cette émission toutes les semaines, j'espère vivement qu'un producteur les remarquera. Longue vie à La Bestiole.

Autre grande nouvelle ! Le duo sera en concert à "LA MAROQUINERIE" le vendredi 24 Mars à 20h00 (23 rue Boyer - 20ème - M° Ménilmontant ou Pyrénées - gratuit - réservation table au 01 40 33 35 05).

Je vais finir par ouvrir le fan club officiel de La Bestiole, moi ;-)


Angèle - Paroles : Bruno Forêt - Musique : Olivier Azzano - Chant : Labay



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Phrases qui trottent dans la tête

Elles ne sont pas de moi mais elles sont en moi.
Quelques phrases glanées pendant la projection de "Fauteuils d'Orchestre".
Je ne les retranscris pas forcément fidèlement, mais qu'importe, le sens est là.
Elles tournent, virevoltent dans ma mémoire, chantantes, riantes et parfois teintées de tristesse.
"Un jour, le temps qui passe devient le temps qui reste"...
"Sartre was a bad fucker"
"L'amour c'est comme une maison, à ton âge, ça se construit, au mien, ça s'achète"
"J'ai toujours adoré le luxe. Je n'avais pas les moyens de vivre dans le luxe, alors j'ai décidé d'y travailler."
"People love me, and so what ?"
"He fucked all the bimbos"
Catégorie rires, mention spéciale pour Valérie Lemercier, excellente au restaurant face à Sydney Pollack. Catégorie émotion, prix spécial du Giorgi pour Claude Brasseur, un Grand Monsieur du cinéma que l'on voit trop rarement.
Dani et ses chansons françaises, Dupontel et son piano qui pleure, Suzanne Flon et ses yeux frangés de sourires, Cécile de France et son air d'enfant lunaire, tous ces comédiens font de ce film une très belle réussite.
Si, pour vous aussi, les dialogues de Fauteuils d'Orchestre chantent en votre esprit, laissez-moi un petit commentaire histoire de compléter ma ritournelle :-)

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Mise à jour du jour

Pianissimo © Bruno Forêt

Il était une fois un Giorgi tout intimidé, perdu, seul au milieu d'une vaste plaine jusqu'alors inconnue. Le nom de cette contrée sauvage, vers laquelle ses pas l'avaient guidé, évoquait un univers mystérieux, florilège d'images et de mots nouveaux, estampe mouvante de vies enluminées : la Blogosphère… A la croisée des mondes réels et virtuels, il fit la connaissance de créatures aux patronymes étranges : Excelsior, Sté, Buzz, HP, Nico, Shade, Scape, Mélu, Piel, Phoenix, Lili-prune, Jim et tant d'autres… Peu à peu, Giorgi s'enhardit et souffla lui aussi sa bulle de savon, et dans la fine pellicule de ses mots translucides il fit naître le reflet d'images mordorées. Au fil des jours, il apprit à maîtriser le son, la tonalité chantante et musicale de ses pérégrinations mentales cascadant peu à peu au creux des fondrières formées par ses articles.

Le jour est enfin arrivé où le "petit" Giorgi va pouvoir faire entendre à la communauté la voix de l'une de ses fées.



Vous ne l'aurez pas forcément compris, mais j'ai écrit ce conte-à-ne-pas-dormir-debout pour vous signifier que j'ai mis à jour l'un de mes anciens post. Oui, je sais... Tant de lignes gâchées et de minutes écoulées pour parvenir à cette ultime et bête conclusion : écouter la chanson "Angèle". Précipitez-vous quand même ici (fais un petit clic et la bobinette cherra) et découvrez, une larme émue se jetant du bout de vos cils, la belle et sensuelle voix de Labay…

Morale de l'histoire (auto-flagellation) : rien ne me sert d'être prolixe ou d'écrire trop tôt si la maîtrise informatique n'est pas encore montée au cerveau.

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Ruzzante...

Ruzzante © Bruno Foret

Parce que j'ai fait les photos de cette pièce hier soir et que j'ai passé ma journée à les "développer", je vais profiter de mon blog pour faire un peu de publicité pour ce spectacle qui se joue à Montreuil, au Théâtre Berthelot, jusqu'au 9 janvier.

"Auteur-acteur satirique de la Renaissance Italienne, Angelo Bealco, dit Ruzzante, a créé un personnage unique qui porte son nom, un paysan pauvre, rusé, vantard, lâche, toujours exploité et berné. Esprit libre et subversif, bafoué par les grands lettrés de son époque, Bealco a inventé un nouveau théâtre, ironique, divertissant, réaliste, dans une langue haute en couleurs empruntée au dialecte de Padoue. Ce "vrai génie du théâtre" selon Dario Fo, a, le premier, porté sur scène le quotidien des gens simples, l'ignorance et la lâcheté, l'hypocrisie et l'arrogance des puissants.
Un monde qui cinq siècles plus tard fait étrangement écho au nôtre. Plutôt qu'une pièce spécifique, Luciano Travaglino a mis en scène une promenade guidée dans l'univers grotesque et poétique de ce Rabelais italien".

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La chevauchée humaine

La chevauchée humaine © Bruno Foret

Hier, j'ai passé une soirée en compagnie de gens formidables, des policiers dont le "dur" labeur ne leur permet pas si souvent de rencontrer des personnes comme moi, totalement incultes en ce qui concerne leur travail. Leur métier peut en faire des héros ou des salauds suivant le regard étriqué que certains veulent bien leur porter. Mais loin des clichés véhiculés par les séries télé, ce sont des gens ordinaires, terriblement humains, des gens simples que la vie a peut-être abîmé plus que d'autres.
Je ne suis pas prêt de les oublier.
Je ne les oublierai pas.
Ma mémoire est comblée de leurs sourires, leurs coups de gueule, leurs discussions animées et la profonde tristesse miroitant au fond de leurs yeux. Pendant les 2 heures que nous avons partagé, ils ont fait défiler sur l'écran noir de mon ignorance les images de leur vie gorgée de violence, leurs combats démesurés, leur douleur si poignante qu'elle en devenait mienne.
Caroline, la larme si discrète en balancelle à l'orée des cils, exprimant dans ses silences la souffrance d'être seule, d'avoir perdu les êtres qu'elle aimait tant, et me disant, hors-champ, le supplice de ne plus toucher une goutte d'alcool après s'être noyée dedans de longues années durant…
La fougue d'Antoine, son visage illuminé par un sourire immense, son "innocence" de gamin découvrant le monde et à qui le monde sourit en retour. Un monde pourtant trop vaste, trop sombre. Et partout, dans les rires à naître, dans le quotidien à venir, composer avec l'ardeur et le souvenir de ce Petit Lieutenant.
Ces gens, vous l'aurez peut-être compris, ont encadré ma vie le temps d'une parenthèse cinématographique. Caroline, c'est Nathalie Baye, bouleversante, inoubliable. Face à elle, Jalil Lespert donne vie à Antoine. Et au final, un regard magnifique, saisissant, qui interroge, émeut, accroche. Pas de musique dans la tête - il n'y en a pas dans ce long métrage - juste des mots et une vibrante humanité qui m'accompagnent encore.
Dans ce Paris glacé-froissé je ne peux que vous souhaiter de tenir compagnie, vous-aussi, au Petit Lieutenant.

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Message hypnotique à l’attention de vos synapses

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Un peu de gaieté...

Affiche SATIE © Bruno Foret

Si vos soirées sont toutes les mêmes... Si la perspective de subir une fois de plus la StarAcademy vendredi soir vous insupporte... Si, tout simplement, vous ne savez pas où passer un moment agréable, suivez les pas d'Eric Satie. Ils vous conduiront très certainement à LA FENÊTRE (Métro Charonne), ce vendredi ou ce samedi à 20h30. Et si par mégarde vous perdiez sa trace (il vous arrive parfois d'être si distraits), vous pourriez peut-être la retrouver, au même endroit, ce dimanche à 17h.
Là, j'entends déjà le grattement de vos plumes sur vos agendas. Je perçois déjà la larme fragile naissant au coin de votre oeil, vibrante de reconnaissance. Dire que vous auriez pu encore vous retrouver devant la StarAc'. Elle n'est pas belle la vie ?




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