giorgino

Partir

Tic Tac Tom © Bruno Forêt

Rêver d'Ailleurs, rêver d'Avenirs, et partir... Emporter avec soi, dans un sac trop lourd, sa peine et ses joies, ses journées crayons de papier qu'on n'a jamais pu gommer, ses bonheurs crayons de couleurs qu'on envoyait valser dans les marges de nos cahiers et ses gribouillis de vie, tortillons incomplets, qu'on griffonnait l'air espiègle sur les feuillets vierges des jours à remplir.

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Proverbe Giorginesque

Etre celui qui aime
Etre aimé en retour.

Et de tous tes poèmes
Etre la rime à mon tour…

Bruno Confucius

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Larmes d'étoile

Tic Tac Tom © Bruno Forêt

Aujourd'hui, les pensées sont un peu en vrac, conséquence d'une nuit encore passée à lutter contre d'affreuses idées. Au réveil, l'esprit embrumé, l'œil hagard, je croisais le regard franc et lumineux de mon compagnon d'infortune. Lui adressant un bref sourire, je décidais sur le champ de parler de lui sur mon blog, de vous présenter celui qui partage mon lit en ce moment et qui m'a permis, cette nuit, de retrouver un peu de calme, blotti au creux de mon épaule. Tant pis pour les psychanalystes et vive la "régression compensatrice" : je voulais tout simplement parler de mon nounours, mon plus vieil ami, ce fidèle copain pas rancunier pour deux sous. Jugez plutôt : il ne m'en veut même pas d'avoir séjourné de longues années dans le placard. Et bien, nounours a fait son coming-out.
Il ne ressemble plus à grand chose, son petit museau autrefois tout blanc s'apparantant de plus en plus à une vieille baudruche ratatinée, ses flocons de mousse s'échappant par pincées hémorragiques de son corps meurtri. Mais son regard est toujours aussi limpide. Enfant, j'étais persuadé qu'il possédait toutes sortes de pouvoirs magiques, dont celui de communiquer les rêves et d'éloigner les cauchemars. J'avais trouvé, grâce à lui, la clé des songes : je me couchais sur le côté, j'enfouissais ma tête sous la sienne et aussitôt, par télépathie, il me transmettait mes douces rêveries. Peut-être voulais-je retrouver un peu de cette magie hier soir ?

Mais en commençant la journée, la brusque réalité m'a rattrapé, charriant son lot de mauvaises nouvelles. L'injustice, l'impuissance et la douleur portent en leur sein le sceau du destin. Un petit bout-de-chou, les yeux à peine habitués à la lumière de la vie, déjà frappé par la maladie et qui fait chavirer le cœur de toute une famille. Des amis qui partent, rejoignent les étoiles comme autant de larmes scintillant dans le firmament de nos tourments. Dans mes pensées enténébrées j'ouvre grand une porte pour écouter, apaiser, accueillir tous ceux qui ont besoin d'un peu de réconfort. Je n'ai que des mots à offrir, tendres bouquets de fleurs embaumant vos vies froissées…
Ce soir, je plongerai mes yeux dans son regard, et je lui dirai, doucement :
"malheureusement, il est des pouvoirs qu'aucun nounours au monde ne possède…"

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Mes étoiles

Lina et Juliane © Photo Pharaon

Pour cette nouvelle année, je voulais écrire un article magnifique en hommage aux petits bouts de chou qui m'entourent, ces bébés câlinoux tout doux pour lesquels je serais prêt à vendre mes veaux, vaches, cochons si j'en possédais.
Comme d'habitude, assis devant ma feuille blanche, je me préparais psychologiquement à livrer ma tirade, tranquille, l'air songeur, mâchouillant ostensiblement un vieux bic érodé par les puissantes incisives de ma réflexion. J'ambitionnai de placer quelques rimes bien senties, de travailler les mots au corps accords, histoire d'en sortir la substantifique moelle. Ma soif d'ivresse littéraire et mon appétence de somptuosité étaient telles que je voyais déjà couler les larmes des lecteurs ébahis. Quelques mots commençaient à peine à germer en moi quand, tout à coup, une idée me frappa. Saisi par la douleur d'une telle intervention neuronale dans ma rêverie pré-rédactionnelle, je m'exclamai tout haut : "Bon sang, mais c'est bien sûr !"

Pourquoi n'y avais-je pas songé plus tôt ? Comment aurais-je pu décrire en quelques lignes l'immensité des sentiments qui fleurissent en moi quand je pense à ces bébés ? Comment aurais-je pu exprimer tout ce que je ressens au travers de mots imagés, de phrases calquées au lyrisme de mes pensées ? L'évidence me sautait aux yeux : je devais rester humble, simple et direct.
La stupeur passée, je me débarrassais prestement du vieux bic soulagé d'échapper au triste sort de finir en chewing-gum et me jetais sur mon blog, n'écoutant que ce désir soudain d'écrire sans relire, de délivrer les mots du carcan de la raison. Voici donc, ma Juliane, ma Lina, Anna et p'tit Kevin, le discours sans flonflons ni fioritures que je vous adresse.

Je vous aime tout simplement, grand comme ça, comme la terre entière, plus grand encore même, comme un tonton ou un parrain peut aimer. Il y a dorénavant plus d'un soleil dans ma vie et dans mon ciel. Vous êtes ma constellation nouvelle. C'est vous, aujourd'hui, qui faîtes tourner ma planète... Vos gazouillis me font guili-guili dans l'âme et vos petits mots-bulles m'enivrent de joie-champagne ! J'aimerais tant noyer l'éternité dans les océans que vous avez au fond des yeux. Candide, mon cœur se barre en sucette quand vous le saupoudrez de vos rires sucrés. Vos petits pas chassés-tombés font chuter là, sur le pavé, toutes mes incertitudes et mes peurs d'homme. Je vous aime sans concessions, sans tous ces masques que nous mettons. Avec vous, pas la peine de faire semblant, la vie devient simple comme un jeu d'enfant. Mes mots d'adulte ne sont pas plus beaux ni plus sacrés que ceux d'un autre, mais ce sont ceux que je vous donne, faîtes-en donc une farandole, de drôles de colliers perlés en somme que vous pourrez faire rebondir sur le sol.
Amusez-vous et dormez bien, car même si je suis loin, je veille sur vous de tout mon coeur et puisse mon amour, c'est certain, illuminer vos chemins.

Je vous aime, tout simplement.

Bruno

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Mortelle peine

Le rôdeur © Bruno Foret

Parce que j'ai reçu un email de mon beau-frère ce matin, parce que cet email m'a donné matière à réfléchir, je vous livre ici son contenu…

"Et voila, il est 9 heures, ...
Dans un pays lointain un homme est attaché sur une planche et on lui injecte en ce moment des produits qui vont provoquer un arrêt du cœur.
Il y a surement dans de nombreux autres pays et au même moment des gens qui souffrent et qui meurent. Mais pas forcément sur la volonté de leurs concitoyens, pas forcément devant le regard de leur famille, de leurs avocats, et des représentants de l'ordre public.
Ce type là n'a pas toujours été un être humain très respectueux de ses frères humains. Il a fait souffrir, en a entrainé d'autres à faire souffrir, et a même été accusé de meurtre. Mais depuis 24 ans il incite les jeunes en perdition comme lui à ne pas sombrer dans la violence, depuis 24 ans il tient des discours et des interviews pacifiques, depuis 24 ans il écrit des livres pour enfants.
Aujourd'hui, en ce moment, on va exécuter l'autre, celui qui a été mauvais il y a 24 ans, mais qui est déjà mort.
Et on va tuer celui-ci, qui est devenu bon et qui pourrait être un exemple.

Alors si vous êtes croyants faites une prière
Si vous êtes philosophe réfléchissez-y
Si vous pratiquez la compassion ayez une pensée
Et si vous n'êtes rien de tout cela mais que malgré tout vous ayez un cœur,
surtout ne restez pas insensible :
L'indifférence rend inhumaine les erreurs humaines."

Je conclurai en ajoutant juste qu'il a été emprisonné l'année où, en France, on abolissait la peine de mort... Il y a 24 ans.

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Mais que vont-ils inventer... après ?

Pendant ma pause déjeuner, en surfant sur le web, je suis tombé sur cette dépêche AFP...

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Préface...

Va-où © Bruno Foret

Bienvenue sur le blog de Giorgino... Pourquoi Giorgino ? Parce que c'est mon pseudo depuis de nombreuses années déjà, et parce qu'à la base, c'est un magnifique film de Laurent Boutonnat.
Même si le temps passe très très vite, il n'efface heureusement pas certains souvenirs, et je peux me remémorer parfaitement le moment où j'ai découvert Laurent Boutonnat (et Mylène Farmer). J'avais 14 ans. A la radio passait une étrange ritournelle, qui parlait de plaisirs interdits, d'infirmière qui sourit. J'aimais bien. Plus tard, je reçus une claque en pleine figure en découvrant un clip "monumental" (à l'époque, à part les américains et Michael Jackson en particulier, personne ne réalisait de vrais clips courts-métrage... surtout pas en France) : "Plus grandir" portait la marque d'un duo de choc, lui à l'image et la musique, elle aux paroles et l'interprétation. Le style Farmer-Boutonnat était né, et ma "fanitude" avec... C'est avec "Tristana" que se solidifiait définitivement le ciment de ma passion pour ce binôme hors du commun. C'était décidé : quand je serais grand, je serais Laurent Boutonnat... Euh... Doux rêve caressé, vite envolé.
Depuis, le petit Giorgino que je suis a bien grandi et perdu certaines de ses illusions... Mais les désirs et envies artistiques ne m'ont jamais quitté. Je vous livrerai donc, ici ou là, quelques uns de mes travaux.
Je glisserai mes tout petits grains de poussière sur la toile avant que le vent n'emporte tout... Mille mercis à Bérangère de m'avoir permis d'ouvrir un oeil sur son monde poétique, et de m'avoir laissé le refermer sur ses marionnettes hypnotiques.

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