giorgino

Rayer la mention

Coeur © Bruno Forêt

Viens passer mon petit test
Eprouver ton savoir plaire
C’est l’heure de chercher l’erreur

Langue de bois et cœur de fer
Si tu me mens c’est l’enfer
C’est l’heure de trouver l’erreur

Petit a) Je déraisonne
Petit b) Toi tu déconnes
Trois petits tours… s’ennuie l’amour
Petit c) Je vis trop sage
Petit d) Toi t’envisages
L’amour ailleurs… ainsi s’en va le meilleur

Refrain
Il te faut rayer de ton vocabulaire
Tous ces traits d’union pointillés d’adultère
Faisons le décompte
C’est tout
Règlements de compte
1 partout…
Ta fidélité n’a plus de caractère
Je mets en suspens les poings et les colères
Faisons le décompte
C’est tout
Règlements de compte
2 partout…

Viens remplir mon formulaire
Tout l’art est dans la manière
C’est l’heure de revoir l’épreuve
Croise les bras et croise le fer
Tu es maître en la matière
C’est l’heure de montrer les preuves

Petit a) Je m’abandonne
Petit b) Toi t’emprisonnes
Trois petits tours… s’enfuit l’amour
Petit c) Je déménage
Petit d) Toi tu ménages
L’amour ailleurs… ainsi s’en va le meilleur


© Bruno Forêt (2003)

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Cheval d'orgueil, cheval d'envie

Conte d'isia © Bruno Forêt

Quand la lune caresse
L’horizon de tes seins
Quand mon doigt se promène
De ta nuque à tes reins
Dévoilant les secrets
De ta peau mise à nu
Dérobant ton amour
Entre toutes tes vertus.

Quand mon cœur se fissure
A l’écho de ta voix
Quand mes bras se font sûrs
Dans l’étau de tes draps
Effeuiller doucement
L’iris de tes yeux
S’abandonner sans fards
A l’ivresse de nos jeux.

Quand les plaines de ton corps
Ondulent sur ma peau
Quand tes mouvements deviennent
Des instants rares et beaux
S’échappe d’entre tes lèvres
S’éloigne entre deux cris
Un cheval d’orgueil
Un cheval d’envie.

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Roman inachevé

Girandole © Bruno Forêt

"Tout a vraiment commencé pour moi le jour où je suis mort.
Rien, dans les prémices de ma vie, n’aurait pu me préparer à pareille aventure. Et pourtant… Il a suffit d’un grain de sable dans les rouages de mon existence bien réglée pour que l’ensemble de mes connaissances vole en éclat. Il a suffit que mon cœur asphyxié respire à tes côtés pour que le piège se referme un peu plus.
Peut-être que la solitude ne m’effraie plus autant. Cette solitude, te souviens-tu comme je cherchais à toujours la combler ? Je mettais tant de cœur et de maladresse pour feindre de l’ignorer. Ma mort aura au moins permis de calmer mon esprit de toutes ses humeurs. Ces angoisses dont j’aimais parfois me nourrir n’ont plus raison d’être aujourd’hui. Elles étaient indissociables de ma vie, un moteur puissant quand elles cessaient d’être un frein. Elles ne m’accompagnent plus désormais. J’ai beaucoup perdu, beaucoup laissé et délaissé. J’ai certainement abandonné avec mon passé et ma vie ce qui donnait de la saveur à la plupart de mes actes, mais la force vive de mes pensées et le contrôle que j’exerce désormais sur elles me permet à présent de revivre avec sérénité..."

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Comme avant

Parking brisé © Bruno Forêt

Tu ne veux pas me perdre
Tu t’éloignes quand même
Tu veux vivre en amis
Endeuiller les amants
Tu veux garder ma main
Sans qu’elle ne soit la tienne
Et tu veux des baisers
Qui ne soient plus brûlants
Comme avant...

Tu ne veux pas jeter
Sur nos vies l’anathème
Tu veux que notre amour
Devienne sentiment
Tu veux qu’à l’avenir
Ta bouche ne soit plus mienne
Et qu’au fil de nos mots
Ne s’écoule plus le temps
Comme avant...

Tu te veux courant d’air
Tu es courant de peine
Tu veux taire les non-dit
Ton silence est parlant
Tu veux taire mon élan
Avant qu’il t’appartienne
Et qu’au creux de nos voix
Il y ait le soulagement
Comme avant...

Tu ne veux pas me jouer
Le dernier acte sur scène
Tu veux noircir ton cœur
Car il est transparent
Tu veux noircir ton âme
Pour affranchir la mienne
Et qu’au coin de la marge
Tu ne signes plus présent
Comme avant...


© Bruno Forêt

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Blue

Chanson écrite en hommage au film "Bleu", de Kristof Kieslowski, l'un des rares cinéastes qui a su jouer de l'instrument de nos émotions pour faire vibrer une note spirituelle.

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Parure de Velours

Vague © Bruno Forêt

Je briserai demain ces oiseaux de malheur
Qui arrachent à mon âme des sanglots de douleur
J’emporterai bientôt ces haillons de douceur
Qui recouvraient ma vie avant que tout ne meurt.

Je glisserai l’épée gravée à mon destin
Dans le berceau creusé aux formes de tes mains
Je t’offrirai ma chair aux derniers goûts salins
Sur les rochers taillés aux courbes de tes seins.

Je laisserai au creux de ton intimité
Une petite pluie chargée de toutes nos volontés
Cette petite mort connue sous le nom de péché
Te guidera vers moi quand poussière je serai.

A l’aube d’un nouveau jour, l’amour sur un ourlet
D’une parure de velours laisse son fil doré.
Ne gardant que l’esquisse du patchwork de nos vies
En nos deux coeurs il tisse un tout nouvel habit.

© Bruno Forêt
Un vieux texte qui devrait faire plaisir au Tof-fou.

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Les frustrés

Paf © Bruno Forêt

Il est de ces gens, nombreux, très nombreux,
Qui ont sur la vie un regard anxieux…
L’un est malheureux d’avoir succombé
Aux charmes d’une autre bien qu’il soit marié…
Après des années à tant refouler
Il vient compléter le rang des frustrés…

Refrain

Les frustrés… Ca se prolifère
Du cocu... Au célibataire
Les frustrés… Ca paraît sincère
Mais dans l’dos… C’est langue de vipère :
"Tout s’rait différent avec plus d’argent
Plus que le voisin qu’en méritait moins
Avec plus d’amour, on pourrait toujours
Faire crever d’envie tous les vieux amis
Et pour vivre heureux, ça vaudrait bien mieux
D’être le frustrant pour les autres gens"

Il est de ces gens, nombreux, si nombreux
Qui ont sur la vie un regard envieux
L’une se voyait star, croyait sans malice
Pouvoir embrasser le métier d’actrice…
Ce fut le "métier" qui vint la baiser
Plus qu’un rôle a jouer : celui de "frustrée"

Les frustrés… Ca se variétoche
Sam’di soir… Devant la téloche
Les frustrés… Ca fait du cinoche
Juste pour dire... Que le monde est moche :
"Tout s’rait différent avec plus d’argent
Autant que Foucault, qu’a dû toucher tôt
Avec plus d’amour, on pourrait toujours
Faire à chaque sortie la une de Voici
Et pour vivre heureux, ça vaudrait bien mieux
D’être en permanence sous les feux d’la rampe"

Il est de ces gens, nombreux, trop nombreux
Qui ont sur la vie un regard haineux
Ils ont le front haut mais les idées basses
Entre F et N, le I les menace
Même s’ils font du pied à ceux d’à côté
Sur leur pédigré est écrit "frustré"

Les frustrés… Ca se politique
Pour chasser... Tous les mauvais tics
Les frustrés… Ca croit à l’éthique
D’une seule voix... Peu démocratique :
"Tout s’rait différent avec plus d’argent
Toucher si besoin plus de pots de vin,
Avec plus d’amour, on pourrait toujours
Repeuplé le monde de la race blonde
Et pour vivre heureux, ça vaudrait bien mieux
De faire de la France l’unique préférence"


© Bruno Forêt

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Elle

Elle © Bruno Forêt

Elle porte sur son dos vouté, empilés comme les peaux de mues successives, des bouts de tissus multicolores. Les nombreuses poches, pour la plupart collées, agrafées ou épinglées, sont pleines de ces trois fois riens qui constituent sa vie. Une vie passée sans armoire où ranger ses vêtements, sans tiroirs où glisser ses secrets. Elle ne conserve que l'inutile. Le "nécessaire", pour elle, c'est uniquement ce qui se mange ou se boit. Pour tout le reste, pour les sourires ou les souvenirs, son bric-à-brac lui suffit.
Dans la ville immense saisie par les vents glaciaux, elle promène sa douce folie, fixant son regard sur l'échine courbée de son chien, pauvre bête famélique crachant sur le bitume ses dernières étincelles de vie qu'une prochaine saison de gel aura tôt fait d'éteindre. Elle ne lève jamais les yeux. Son fil d'Ariane, c'est la laisse de son chien. Sans elle, elle se perd. La vie des autres, les regards aimants, les mains glissées sous les manteaux qui tiennent chaud sont pour elle autant de labyrinthes dans lesquels elle s'est déjà perdue. Avant.
Avant, elle s'appelait Louise, Jacqueline ou Irène. Avant. Elle ne s'en souvient plus. Et comme personne ne s'en soucie, elle n'a plus de prénom. Elle est juste "elle", la vieille, la folle, la clodo. Elle et ses bibelots de pacotille, elle et son regard fuyant.
Elle s'éloigne péniblement de ceux qui la croisent, cette foule compacte des jours de semaine, la houle d'hommes et de femmes qui déferle sur elle sans jamais la heurter. Elle n'existe plus depuis que cet océan d'inconnus glisse sur elle comme de l'huile sur une flaque d'eau, depuis que leurs regards l'ont fait disparaître.
Cela l'avait bien terrorisée, au début. L'impression de devenir un fantôme avant d'être morte. Mais le temps ça vous creuse les cœurs comme ça creuse les rides. Peu à peu, sa terreur s'était transformée en folie ordinaire.
Finalement, se disait-elle, les fantômes, ce sont tous les autres, ceux aux regards vides...


"La sorcière et l'inquisiteur", Les Rita Mitsouko (Cool Frénésie)

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Tubes

Voici l'une de mes dernières chansons, écrite pour mon amie Labay et mise en rock par Olivier Azzano. Pour ceux que ça titille, La Bestiole (leur groupe) est en concert les mercredi 22 février et 1er mars... Plus de détails sur leur site www.la-bestiole.com...
Quand miss Labay m'a demandé d'écrire un texte jouant avec le mot "tube", j'ai relevé le défi en me disant : "Trop fastoche..."... Sauf que je me suis retrouvé comme un idiot devant ma feuille blanche, à chercher des occurrences du mot "tube", à m'arracher les cheveux car je voulais avant tout raconter une histoire et ne pas tomber dans le seul exercice de style. Puis, petit à petit, l'inspiration est venue. Le ton, quelque peu cynique et décalé du texte me permettait de parler d'un sujet grave sans gravité.



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Pile ou Face

Toits de Bruxelles © Bruno Forêt

A tire d’ailes
Se tire l’idylle
S’efface celle
C’est facile
Celle qu’il aime...

Il s’fait d’la bile
Elle s’fait la belle
Aussi futile
Fut-elle
C’est elle qu’il aime...



Refrain

Et sûre d’elle
Elle joue elle gagne
A pile ou face
Ca lui est égal
A face épile ses souvenirs
A pile efface de sa mémoire
Celui qui l’aime...




Et elle sait qu’il
Bien des séquelles
Gardera-t-il
En tant que telles
Elle qu’il aime...

A bout d’cœur il
Part en querelles
C'est bien puéril
Mais c’est pour elle
Elle qu’il aime...

Refrain

L’amour s’en mêle
Et pour cent mille
Baisers de sel
Elle est docile
Elle qui l’aime

Dans sa chance il
Sait qu’elle chancelle
Ce sera « pile »
Pour un rappel
Eux qui s’aiment


© Bruno Forêt

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Mille et une raisons

Monoduel © Bruno Forêt

Parce qu’au souv’nir je m’hypnotise
Parce que sans vous je m’insomnise
Parce que mes yeux se sont cernés de vide
Trop avides
De vos cieux
A vous...

Parce que le "vous" est immobile
Parce qu’avec vous je m’infantile
Parce que nos jeux se sont cernés de rides
Trop arides
Qu’avons nous fait de nos aveux...
J’avoue
A vous...

Refrain

Je trouverai mille et une raisons de rompre
Mille et une raisons d’avoir à vous dire que
Je fuis le désir…
Vous mentir
Me trahir
J’inventerai mille et une raisons qui comptent
Mille et une raisons de voir s’enfuir à jamais
le plaisir
Vous trahir
Me mentir…

Parce que vos lèvres sont indécises
Parce que sans elles je m’invisible
Parce que mon "je" s’est brûlé bien trop vite
Las, j’évite
Tout enjeu
A vous…

Parce que je crois à vos dérives
Parce que sans cela je m’impulsive
Parce que le feu s’est joué de nos mérites
Là, j’hérite
De la violence de nos aveux…
J’avoue
A vous…

Je trouverai mille et une raisons de rompre
Mille et une raisons d’avoir à vous dire que
Je fuis le désir…
Vous mentir
Me trahir
J’inventerai mille et une raisons qui comptent
Mille et une raisons de voir s’enfuir à jamais
le plaisir
Vous trahir
Me mentir…


© Bruno Forêt
Chanson écrite fin 1999, dédiée à Jean-Rémy en hommage au livre de Hugues Royer,
Mille et une raisons de rompre.

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Mathilde

Mon étoile © Bruno Forêt

T’en fais pas, Mathilde
Toi qui viens d’ouvrir les yeux
Sur un monde plein de vides
Où chacun rempli ses creux.

Des couleurs, Mathilde
T’en verras dans chaque sourire
Un vrai cœur, Mathilde
N’est qu’un petit éclat de rire.

T’en fais pas, Mathilde
Toi qui viens de respirer
Les vapeurs du monde hostile
De ceux morts avant d’exister.

Des couleurs, Mathilde
T’en auras dans chaque sourire
Un vrai cœur, Mathilde
Ne peut être qu’éclat de rire.

Et là... contre mon ventre
Dans mon cœur bat le tien
Tu t’endors... âme tendre
En ce jour orphelin.


Dans ton sang... je te le jure
Brille l’amour de ta mère
De toi... je te l’assure
Elle aurait été si fière.

T’en fais pas, Mathilde
Toi que j’aime à en crever
Ce monde je te le destine
A ton bonheur vais le dédier.

Des couleurs, Mathilde
T’en verras dans mon sourire
Un vrai cœur, ma fille
Est plus qu’un éclat de rire.

© Bruno Forêt
Ma toute première chanson, écrite entre ciel et terre, au retour d'un merveilleux voyage en Grèce. J'embrasse très fort mes muses qui ont cru en moi...

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Mister X

Bzzz © Bruno Foret

J’ai décidé de tout comprendre
Le sens, la vie, ma différence
J’ai mangé bio, lu Coelho
Mais l’ignorance était mon lot

J’ai décimé les mauvaises ondes
Télé, radio et micro-ondes
J’ai concentré tous mes désirs
A la recherche de mon plaisir

Embarquée dans le spirituel
Je navigue en surnaturel


Refrain

Et j’ai mis tant d’ardeur à trouver l’âme sœur
Le jumeau hérétique
Il vint de nulle part surgissant du hasard
Figure emblématique

Son sourire capital, son aura sidérale
Ont bouleversé ma vie
Sa voix brûlait d’un feu consumant tous mes voeux
Quel bonheur Mister X

J’ai décliné les rendez-vous
Les autres étaient fades à mon goût
J’ai adopté ses convictions
Pour vivre ma résurrection

J’ai déchiré les temps anciens
La solitude et l’incertain
J’ai consacré ma vie entière
A cet homme aux douces manières

Balancée par le spirituel
J’ondule dans l’incorporel


Refrain

Et j’ai mis tant d’ardeur à conquérir ce cœur
Ce génie hypnotique
Il m’a pris sous son aile, m’a jugé immortelle
Paroles narcotiques

Son nom en capitales sur un temple idéal
Un coin de paradis
Nous étions tant d’amis, tant de fidèles aussi
Quel Dieu ce Mister X

J’ai décidé de tout reprendre,
La vérité et le non-sens
J’ai délaissé sa conception
D’un monde en pleine évolution

J’ai décliné toutes ses avances
Qu’il a transformé en violences
J’ai constaté qu’au fond de moi
La raison reprenait ses droits

Débarquée loin du spirituel
Je sombre dans l’immatériel


Refrain

Et j’ai mis tant d’ardeur à retrouver l’acteur
De toutes ces fantaisies
Il disait "Aime moi", il disait "Paye moi
L’extase n’a pas de prix"

Dans mon beau capital il a puisé sans mal
Ma fortune lui sourit
Il a volé mes jours, il a trompé l’amour
Quel salaud Mister X


© Bruno Forêt
Paroles écrites en 2001 et dédiées au visiteur de ce blog, Mister X

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Last year...

Désolé pour tous les anglophobes, s'il y en a, mais j'ai une affection toute particulière pour ce texte écrit dans la langue de Shakespeare.

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Ecrit de jeunesse

Monoduel © Bruno Foret

Je ne suis qu’une ombre
Qui passe et qui tombe
Que personne ne ramasse
Qui passe et qui s’efface...

Je ne suis qu’un silence
Qui passe et qui s’élance
Que personne n’arrête
Qui passe pour disparaître...

Je ne suis qu’un secret
Qui passe et qui se tait
Que personne n’attise
Qui passe et qui se brise...

Je ne suis qu’un reflet
Qui passe et se défait
Que personne ne recolle
Qui passe et qui s’envole...

Je ne suis personne ou presque
Qui passe et qui reste
Que personne n’enlace
Qui reste... et qui passe.

Souvenirs du temps où je n'étais personne...

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