giorgino

C'est l'heure des résolutions

Lac du bourget © Bruno Foret

2006 va s'arrimer aux wagons des années écoulées et le train de nos vies bien remplies poursuivra tranquillement son chemin, vaille que vaille.
En attendant que les mois à venir comblent les vides, on se prend à rêver que peut-être, cette fois-ci, tous nos vœux formulés seront exaucés. J'ai soigneusement empaqueté les miens dans une malle sertie de perles d'espoir, avant d'y apposer à jamais le sceau de ma mémoire.
Mon éternel souhait de terrasser les démons visiteurs de mes soirs côtoie la naïve promesse de recouvrer une santé plénière. J'ai envie de me laisser bercer sur un océan de pureté par une vie légère, envie que le lit de mes nuits ne soit plus le chaos de naufrages en solitaire.
2006 va s'arrimer aux wagons des années écoulées et mon désir de vivre en sera le crochet d'attelage, je l'espère.

Que tous vos vœux voyagent avec vous.
Bonne et heureuse année.

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Ca y est, je l'ai !

Vestiges de chasse au bord du lac d'aiguebelette © Bruno Foret

C'est fou ce qu'un petit bout de papier de rien du tout peut rendre heureux. Mais de quoi s'agit-il donc qu'est-ce que mais encore, me demanderiez-vous ?
Ce n'est pas le permis de conduire, lui, je l'ai depuis longtemps… Mais avant de continuer, j'ouvre une courte parenthèse pour me dévoiler un peu et vous faire un aveu limite honteux : je n'aime pas conduire. J'ai d'ailleurs toujours échappé à cette "corvée" depuis que j'ai ce fameux permis. Inutile de préciser que si vous me croisez un jour au volant d'un véhicule… FUYEZ !!!

Il ne s'agit pas non plus du brevet des collèges, du bac, ou de tout autre diplôme (là, j'ai dépassé la date de péremption).
Je suis tout simplement content car j'ai reçu ma carte de membre de la SACEM, ce qui signifie pour moi que mon petit travail d'auteur de chansons est reconnu, snif. Une larme émue et gracile tremblote au bord de mes cils, comme un chihuahua apeuré. Il ne me reste plus qu'à écrire LE tube interplanétaire que toutes les radios s'arracheront et qui ne me rapportera pas un clou car d'ici-là, les droits d'auteur auront disparu dans les méandres juridico-légaux du téléchargement létal. Elle est pas belle la vie ?

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Petite annonce

Pneu sur le lac d'aiguebelette © Bruno Foret

"Jeune Kiki pas encore sevré cherche inventeur fou (ou folle, je ne suis pas sectaire) capable de concevoir une machine permettant d'arrêter le temps… juste de temps en temps. Me contacter de toute urgence par l'intermédiaire de ce blog en me laissant un petit commentaire avec vos CV, lettre de motivation, récentes inventions, mensurations, objets d'affection, pétitions, bref, tout ce qui se termine en "ion" pour la compréhension."

Car Jeune Kiki craque tout seul, dans sa bulle, assis à son bureau tellement encombré de papiers qu'un Père Noël n'y trouverait pas la corde pour se pendre à nos façades. Car Jeune Kiki vient de s'avaler en quatrième vitesse un poisson surgelé micro-ondé qui n'avait jamais vu la couleur de l'eau. Car Jeune Kiki n'a pas eu le temps de relever son nez-trompette de l'ordinateur, ses rares neurones mobilisés par la conception d'une magnifique base de données Access dont la seule vue procurerait un orgasme immédiat et dantesque à Bill Gates ®... Et la journée n'est pas terminée...

Alors, cher inventeur folloufou qui lit ces lignes en ce moment, si tu te sens capable de livrer au monde ébaubi la plus belle des découvertes technologiques de tous les temps, si tu crois pouvoir surpasser Martine Aubry et ses RTT réunis, contacte-moi ! Je suis certain que ton invention miraculeuse intéressera beaucoup de personnes ici.

Bon, c'est pas tout ça, j'ai du retard à rattraper moi. Entre la rédaction de ce bref article et la mise en ligne de cette incroyable photo, prise sur le vif au lac d'Aiguebelette, montrant sans détours la copulation rarissime entre un joli piquet sodomite et un vieux pneu usagé, je n'ai plus de temps à perdre, moi…

Tiens, qui a mis du poisson sur mes papiers ???

A part ça, je vais bien lol.

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Au secours, ils sont là !

Il semblerait que se répande dans nos campagnes un virus autrement plus dangereux, plus virulent et plus délétère que celui de la grippe aviaire… Etrangement, personne ne parle de cette pandémie…

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Revoili le kiki...

Un article sans photos, c'est un peu comme un Noël sans cadeaux… Me voilà donc de retour dans la blogosphère, les mains vides (pour l'instant). Il va falloir que je trie, supprime, sauvegarde les quelques clichés que j'ai pris en Savoie et chez ma soeur, non loin de Grenoble.
C'est toujours difficile pour moi de me remettre dans le bain parisien quand, le temps d'un soupir, j'ai pu respirer l'air frais de la campagne et promener mon regard sur un horizon lavé des contraintes bétonnées de la capitale. Et se bousculent en mon esprit les souvenirs prégnants de ces derniers jours, les câlins affectueux de mes chers neveux, le sourire toujours bienveillant de ma môman, l'ivresse de ma grand-mère à peine l'apéritif avalé lors du réveillon. Tiens mémé, mange du pain ! Heureusement, pour contrer le cafard du départ, belle-maman et titou m'attendaient hier soir, Gare de Lyon. Deux visages familiers au milieu des flots humains que déversait le TGV sur le quai. On avait tant de choses à se dire (si, si) que j'ai finalement très peu dormi.
Mais ce matin, j'ai dû retrouver mes automatismes : ma ligne 12, mon train de banlieue inoccupé, mes 10 minutes de marche dans cette morne ville de Saint-Cloud, mon entrée timide par la double porte coulissante dans mon "business center", ma lente traversée du hall très années-60, mon ascenseur miroitant mon reflet de tous les côtés (pas terrible pour constater les dégats d'une nuit sans sommeil), mon bip-bip-biiiiiip du code d'entrée, mon fauteuil rouge (c'est moi qui ai choisi la couleur, na!), mon ordinateur… et vous. La découverte et la lecture de vos commentaires sur mon dernier article m'ont beaucoup amusé…
Finalement, je me dis que par votre présence sur mon blog, ma petite routine quotidienne vole en éclats et c'est bien agréable. A tout bientôt pour de nouvelles photos et un article dédié à une nouvelle et horripilante lubie de mes chers compatriotes ;-)

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La photo du jour

Parvis du Sacré Coeur @ Bruno Foret

Avant que la journée s'achève, j'embrouille Montmartre sous la lumière de ses lampadaires. Bonne nuit les amis.
















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Pièce gachée...

Chaîne © Bruno Foret






















Il y a matière à râler, pester, protester dans notre merveilleuse société de consommation. Malheureusement, ce ne sont pas les sujets qui manquent. Récemment, j'ai assisté à une scène qui m'a tout simplement scandalisé. Parfois, j'ai vraiment l'impression d'halluciner, de vivre dans un film ou sur un plateau, en plein cœur d'une pièce de théâtre. Jugez vous-même.
Le rideau se lève sur la longue salle des pas perdus, gare de Lyon. Des hommes, des femmes… Une kyrielle de gamins courent dans tous les sens. Les regards se croisent sans se voir, les corps se frôlent sans se toucher. Des paupières d'acier se referment sur les boutiques. Il est tard. Eloignés de la cohue, à peine cachés derrière des piliers de pierre retombant comme des pendrillons, des SDF prennent la "pause". L'hébétude collée à la peau, le sang pourri par les substances sans cesse inoculées, les drogués font leur entrée en scène par petits groupes. En coulisses, c'est le défilé des morts-vivants. A quelques mètres de là, juste avant l'effervescence régnant sur les quais, côté cour, l'employée d'une sandwicherie s'active. Lasse, elle nettoie son comptoir, visiblement pressée d'en finir avec cette journée terne, pressée de quitter enfin les projecteurs. Les ventes furent satisfaisantes, c'est son chef qui sera content. Elle, elle s'en moque. Sa paye n'en sera pas augmentée pour autant. Sous les vitrines de son étal s'alignent des dizaines de sandwichs qu'elle ramasse à pleines mains. Le temps est suspendu à chacun de ses gestes, l'audience retient son souffle… et là, sans un regard vers les crève-la-faim qui dégueulent leur vie à côté, elle jette les sandwichs dans l'une de ces fabuleuses poubelles vertes gracieusement prêtée par la ville de Paris. Un frisson parcourt le public. La nourriture, déversée, tassée, écrasée par poignées révèle la bêtise d'un système basé sur le profit, préférant le gaspis à l'entraide. C'est devant les yeux des spectateurs ébahis que se déroule le dernier acte de notre indifférence et c'est la stupidité de notre société de consommation que vomit la poubelle. Fin de la représentation. C'est pourtant la réalité, je dois l'admettre. Que faire pour que ce gaspillage ne soit plus la norme ? Ma voix sera-t-elle suffisamment forte face à ceux que le pouvoir rend sourd ?
C'est la réalité, et personne n'a envie d'applaudir…

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La recette enchantée

Main © Bruno Foret

Je vous explique brièvement mon problème : depuis plusieurs années, je suis à la recherche d’une recette rarissime. Au début, guidé par l’énergie de l’innocence et l'ineffable folie de l'espoir, j’ai tenté de reproduire moi-même cette recette méconnue, pensant qu’il me suffisait de mélanger, mixer, pétrir, tamiser, cuire pour obtenir un résultat satisfaisant. Las ! Le constat fut amer et le plat indigeste.
Mon blog n’a pas l’audience d’un site de charme, mais je nourris l’indicible espérance que peut-être, parmi vous, quelqu’un possède cette recette miracle tant recherchée. Oh, je ne demande pas la lune - même si l’idée d’en décrocher un petit bout me séduit – et si le fait de révéler un si grand secret en public vous effraie au point de vous rendre amnésique ou aphone, sachez que je ne vous en tiendrai pas rigueur.
Sans plus vous faire attendre, je vous livre l’intitulé de cette recette : il s’agit du Feuilleté de Confiance en Soi. Je sais dores et déjà qu’il faut délicatement mélanger une pincée de Soi, cela va de soi, un soupçon de fierté (attention à ne pas trop en mettre. La fierté, à forte dose, rend le plat insipide) et saupoudrer de plaisir avec parcimonie. Pour le reste, je me fie à votre sagacité et à votre expérience culinaire.

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La nuit, nuit.

Statues © Bruno Foret

Je suis en retard. Ca commence bien. Je n'avais pas mis mon réveil. Inutile un Dimanche, pourquoi ne pas se laisser aller à une petite grasse matinée ? Oui, mais je suis attendu à l'autre bout de Paris pour midi. Ce sont les cloches du Sacré-Cœur qui m'ont sorti du lit. Merci ! Aïe, et voilà que tout ce que j'écris se met à faire des "i". Je ne suis pas vernis aujourd'hui. Tant pis. C'est une drôle de maladie, mais tant que je ne perds pas les "o"… Normalement je serais guéri en milieu d'après-midi. Allez, je dois filer d'ici, je ne veux pas faire attendre mes amis. Je vous souhaite bon appétit.









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En attendant de compter jusqu'à dix...

falaise © Bruno Foret

L'acte 3 de "Jusqu'à dix..." était prêt à être publié. Je devais juste faire la dernière relecture... Mais voilà. Il y a des journées sans... Sans envies, sans le temps, sans joie, sans soleil, sans neige non plus, sans paroles, sans énergie, sans rendez-vous, sans surprise... Aujourd'hui, c'est une journée sans... Ce sera donc un jour sans "acte 3".
Je vais puiser dans une bonne nuit de sommeil tous les "avec" qui m'ont manqué, et j'espère revenir vite avec la suite de cette histoire, pour ceux que ça intéresse, avec d'autres photos aussi.
Je vous souhaite à tous une bonne soirée.






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Paris

Neige sur Paris © Bruno Foret

L'informatique, capricieuse, a bien failli m'empêcher de mettre en ligne mes photos du jour. Heureusement, le caprice a été "dompté" et je m'empresse de partager ces photos avec vous...
Pourquoi des photos d’un Paris enneigé ? Tout simplement parce que j'ai une âme de Poulbot, toujours émerveillé par un manteau de neige recouvrant les pavés, ému par les enfants, espiègles, attendant au coin d'un immeuble le moment propice pour lancer leur boule de neige. Ce matin, devant les escaliers du Sacré Cœur, même les policiers avaient l’humeur légère et, sans prendre le temps de viser, se balançaient des projectiles neigeux explosant en gerbes de poussière blanche et de rires. Non loin de là, serrés les uns contre les autres sous des parapluies multicolores, un groupe de Japonais s’éloignait par petits pas glissés sur un trottoir gorgé de glace.
Neige sur Paris © Bruno Foret Il se dégage de montmarte poudré de blanc une poésie rare, une paix quasi universelle et intemporelle. A la violence dont on nous abreuve chaque jour, à la dureté d'un monde qui cherche peu à peu d'autres repères, à l'agressivité d'une époque qui ne semble pas être mienne, je préfère ouvrir grand mes yeux et mon coeur sous la pluie câline des flocons de neige et voir se dessiner sur tous les visages, au moins pour un temps, le sourire de l'enfance et de l'innocence.














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Vous...

Chemin © Bruno Foret

Aujourd’hui, les mots sont éphémères.

Mes songes, plus tristes que délétères, m’isolent dans une suave mélancolie. Est-ce la vue d’un soleil blafard, perçant difficilement le voile diaphane des nuages, qui enveloppe mon cœur d’une torpeur monotone ? Paris vient juste d’accueillir ses premiers flocons de neige, petits papillons ouatés virevoltant par myriades, minuscules pellicules de peau arrachées à l’épiderme de ce ciel hivernal.
En contemplant ce spectacle je ne peux retenir mes pensées vagabondes qui, profitant d’un clignement de paupière, s’épanouissent en corolle étoilée comme s’ouvre une fleur. Je songe aux amis, cette famille que l’on choisit, particules essentielles à mon équilibre précaire. Tant de mots retenus dans ma gorge nouée dessinent les contours d’un amour immense qui leur est entièrement dédié. Ce sont des "Je vous aime", "Vous me manquez", "Je tiens tant à vous" que je voudrais esquisser, du pinceau de mes lèvres. La pudeur retient mes gestes, mais les couleurs ne se ternissent pas sur la palette de mes sentiments : rien ne saurait gommer le sfumato subtil que mes tendres amitiés ont modelé sur la toile de ma vie.

Je vous aime.

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Bis repetita

IFY © Bruno Foret

Pour ceux qui ne le savent pas encore et qui me découvrent grâce à ce blog, je voudrais juste livrer l’une des clés de ma personnalité : la naïveté. Je l’avoue presque sans honte, je suis un être naïf. Rassurez-vous, ce n’est pas une maladie et je vis très bien avec. Bref…
Ce matin, à peine sorti des limbes délicieuses de ma douce nuit, je pose un regard nimbé d’une clarté bovine sur l’écran de ma télévision, à moins que ce ne soit l’inverse. A l’image s’agite un homo-presentatus n’ayant pour unique fonction que de m’éblouir de son sourire ultra-white. J’essaye de tenir le coup, les paupières à demi-closes, mais rien n’y fait, il est plus fort que moi, le bougre ! Pour ne pas finir aveugle, je file dans la cuisine préparer mon thé matinal. Lorsque je remets un pied dans le salon (l’autre étant resté dans la cuisine, préparant une retraite rapide au cas où l’homo-presentatus sévirait toujours) j’apprends avec contentement que la grève des transports était enfin terminée sur ma ligne de train.
"Ouh la méchante grève, pensais-je alors, j’ai bien failli me fâcher tout rouge hier, moi, coincé entre les râleurs et mille senteurs". A noter que je vous livre là mes pensées brutes non retouchées, et je suis profondément désolé si le caractère violent de mes propos vous heurte.
Le cœur léger, l’esprit rassuré, l’estomac rassasié, les deux pieds rassemblés je pars donc, tranquille, en direction de ma très chère gare Saint-Lazare ressuscitée. Et bien, chers amis, et c’est là où je voulais en venir, le croirez-vous mais la naïveté m’a une fois de plus joué l’un de ses tours. Cette méchante grève, qui aurait dû être sacrifiée sur l’autel des négociations sociales, vivait ses derniers soubresauts. Prisonnier au milieu d’une foule dense et compacte, me transformant petit à petit en glaçon, j’ai pu méditer pendant une heure sur ma désolante naïveté… Conclusion, ne jamais croire ce que l’on vous dit aux informations.
Parole de naïf !

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Courage...

SOS © Bruno Foret

A tous les compagnons d’infortune que j’ai chaleureusement enlacé malgré moi, ce matin, dans mon train de banlieue, je dis "courage pour ce soir !". A tous les casse-pieds qui m’ont piétiné sauvagement dans ce même train, sans mot d’excuse, me tançant d’un œil mauvais, je dis "zen, soyons zen..." A tous les gens restés sur le quai, dont les plaintes silencieuses déversées dans leurs torrents de larmes venaient enrichir les alluvions de l’incompréhension collective (euh, je m’emporte, je m’emporte) , je dis "ça ira mieux demain… quoi que…" Et à tous les autres, les véhiculés, les je-m'en-fous-j'habite-à-côté, les grasses-matinées, les campagnards, les routards, les briscards, à tous ceux qui échappent régulièrement aux affres de la "Grêve des Transports" je dis "vous avez bien de la chance. Moi, j’en reste sans voie !".
Il est bientôt l’heure de retrouver mes compagnons du matin, les casse-pieds et les "quai-mandeurs". Bientôt l’heure de constater qu’après une journée de dur labeur, l’humain cumule sueur et mauvaise humeur. A vot’ bon cœur.

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Voeu

Pavés © Bruno Foret

Je vais faire un vœu, fermer les yeux et y croire un peu.
Sur les pavés de ma vie en vrac s’accroche encore un mouton de mousse… Dans son cœur moelleux repose une perle d’espoir. Ce combat que je mène n’est pas vain, je le sais. Puisse le temps me donner la voie, me donner la vie.
Je rêve de théâtre, de naissances artistiques, de projets eurythmiques. Je rêve de conjuguer mes envies au futur simple, de n’avoir comme horizon que le champ infini des possibles. Je rêve de mots bulles, d’écrins de voix pour choyer tous mes rires à venir. Je rêve de ces petits riens qui s’attachent aux wagons de mon quotidien. Je rêve d’un bonheur que je rends encore inaccessible. Sur les pavés de ma vie en vrac pousse et grandit un désir qui deviendra immense…
Je fais mon vœu, ferme les yeux pour y croire, un peu.

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