Roman inachevé
"Tout a vraiment commencé pour moi le jour où je suis mort.
Rien, dans les prémices de ma vie, n’aurait pu me préparer à pareille aventure. Et pourtant… Il a suffit d’un grain de sable dans les rouages de mon existence bien réglée pour que l’ensemble de mes connaissances vole en éclat. Il a suffit que mon cœur asphyxié respire à tes côtés pour que le piège se referme un peu plus.
Peut-être que la solitude ne m’effraie plus autant. Cette solitude, te souviens-tu comme je cherchais à toujours la combler ? Je mettais tant de cœur et de maladresse pour feindre de l’ignorer. Ma mort aura au moins permis de calmer mon esprit de toutes ses humeurs. Ces angoisses dont j’aimais parfois me nourrir n’ont plus raison d’être aujourd’hui. Elles étaient indissociables de ma vie, un moteur puissant quand elles cessaient d’être un frein. Elles ne m’accompagnent plus désormais. J’ai beaucoup perdu, beaucoup laissé et délaissé. J’ai certainement abandonné avec mon passé et ma vie ce qui donnait de la saveur à la plupart de mes actes, mais la force vive de mes pensées et le contrôle que j’exerce désormais sur elles me permet à présent de revivre avec sérénité..."
Par giorgino, Lundi 19 Juin 2006 à 21:53 GMT+2 dans Colliers de mots (article, RSS)




