Parure de Velours
Je briserai demain ces oiseaux de malheur
Qui arrachent à mon âme des sanglots de douleur
J’emporterai bientôt ces haillons de douceur
Qui recouvraient ma vie avant que tout ne meurt.
Je glisserai l’épée gravée à mon destin
Dans le berceau creusé aux formes de tes mains
Je t’offrirai ma chair aux derniers goûts salins
Sur les rochers taillés aux courbes de tes seins.
Je laisserai au creux de ton intimité
Une petite pluie chargée de toutes nos volontés
Cette petite mort connue sous le nom de péché
Te guidera vers moi quand poussière je serai.
A l’aube d’un nouveau jour, l’amour sur un ourlet
D’une parure de velours laisse son fil doré.
Ne gardant que l’esquisse du patchwork de nos vies
En nos deux coeurs il tisse un tout nouvel habit.
© Bruno Forêt
Un vieux texte qui devrait faire plaisir au Tof-fou.
Par giorgino, Mardi 4 Avril 2006 à 22:56 GMT+2 dans Colliers de mots (article, RSS)




