Fêlures
Je suis fatigué d'avoir à subir en permanence les symptômes d'une santé en berne. Je voudrais "passer" et "penser" à autre chose, ne plus vivre dans mon corps comme un étranger, "en retrait", en attente d'un mieux. J'aimerais tant retrouver l'étonnante normalité d'une banale vitalité.
Je suis fatigué des souffrances, celles que j'endure et celles que j'inflige malgré moi. Elles s'insinuent comme un poison dans mes veines. Je suis incapable de faire du mal… et pourtant, je suis terriblement et maladroitement humain. Pardon.
Je suis fatigué de ne pas ressentir le bien-être d'une nuit sans rêves. Un sommeil non réparateur et c'est la journée qui s'égare, entre moral à la dérive et morsures de pensées absconses.
Comme d'habitude, ma prose s'abîme dans les tensions de mes maux de tête. Je suis désolé de tant d'impudeur, là, c'est moi qui m'égare.
Heureusement, mes soirées sont meilleures que mes jours. Ce soir, je voguerai sur les rives de la spiritualité, guidé par la caméra visionnaire de Jan Kounen, à la découverte d'autres mondes.
Il est des chansons qui se logent au creux de nos émotions et restent suspendues à nos lèvres, pour toujours. Parmi ces petits trésors musicaux flottant de larmes en rires, de cœur en pleurs, figure cette chanson de Jean-Louis Murat : "Se mettre aux anges"… Je ne peux pas expliquer pourquoi je l'aime. Peut-être tout simplement parce qu'il n'y a pas d'explication, juste la présence d'un vibrato qui s'élève en mon âme.
"Se mettre aux anges", Jean Louis Murat (Lilith)
Par giorgino, Mardi 28 Fevrier 2006 à 13:11 GMT+2 dans Bribes de vie (article, RSS)





