giorgino

Mausolée

Monoduel © Bruno Foret

De sa grisaille nue le ciel me contemplait
Aux voluptueux nuages ma silhouette accrochait
Futile ombre chinoise aux fragiles pensées
Flammèche encore vivante que la nuit vient souffler.

Sur un rocher frappé de langoureux tumultes
De vagues passionnées qu’un coup de vent exulte
Mon regard s’est échoué, aux embruns s’est mêlé
Vers cet écrin perlé mes pas il a guidé.

Aux caprices de l’âme ma raison j’ai léguée
Le vide est un délice pour corps abandonnés
Dans un dernier élan de ma vie j’avortais
Sur la proue de granit mes os je dispersais.

Une mosaïque d’eau déroule mon linceul
Et l’écume dorée referme mon cercueil
L’océan se déplie en vagues empourprées
De ma chair abîmée je le fais messager.




Quand la mer se dénude vers de vagues horizons
Comme une femme prude tire sur ses jupons
Ma demeure est immense, les chemins effacés
Falaises en tremplins, rochers en lit douillet

Bruno Foret

Vos commentaires

1 Le Vendredi 9 Decembre 2005 à 23:43 GMT+2, par Henri-Pierre

Ton texte est très beau Bruno, sincèrement. J'aimerai que mes mots soient fleurs et diamants pour que mes compliments soient à la hauteur de tes dires.

2 Le Samedi 10 Decembre 2005 à 11:39 GMT+2, par Audovère

J'aime beaucoup venir dans ta bulle giorgino. C'est tellement poétique, varié. Tes photos sont de très bonne qualité. J'aimerais en faire d'aussi belles un jour.
Bon week-end:)

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 4 + 5 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens