Aujourd’hui, les mots sont éphémères.
Mes songes, plus tristes que délétères, m’isolent dans une suave mélancolie. Est-ce la vue d’un soleil blafard, perçant difficilement le voile diaphane des nuages, qui enveloppe mon cœur d’une torpeur monotone ? Paris vient juste d’accueillir ses premiers flocons de neige, petits papillons ouatés virevoltant par myriades, minuscules pellicules de peau arrachées à l’épiderme de ce ciel hivernal.
En contemplant ce spectacle je ne peux retenir mes pensées vagabondes qui, profitant d’un clignement de paupière, s’épanouissent en corolle étoilée comme s’ouvre une fleur. Je songe aux amis, cette famille que l’on choisit, particules essentielles à mon équilibre précaire. Tant de mots retenus dans ma gorge nouée dessinent les contours d’un amour immense qui leur est entièrement dédié. Ce sont des "Je vous aime", "Vous me manquez", "Je tiens tant à vous" que je voudrais esquisser, du pinceau de mes lèvres. La pudeur retient mes gestes, mais les couleurs ne se ternissent pas sur la palette de mes sentiments : rien ne saurait gommer le sfumato subtil que mes tendres amitiés ont modelé sur la toile de ma vie.
Je vous aime.
Par giorgino, Vendredi 25 Novembre 2005 à 14:40 GMT+2 dans Bribes de vie (article, RSS)
Vos commentaires
Le Vendredi 25 Novembre 2005 à 15:14 GMT+2, par Laurent
Salut bruno,
Cà fait du bien de l'écrire et de le transmettre non ?
Le Vendredi 25 Novembre 2005 à 18:11 GMT+2, par jp+véro
nous aussi
Le Vendredi 25 Novembre 2005 à 22:25 GMT+2, par tornade
C'est très joli. L'amitié est une "chose" qui prend aux tripes. On ne dit jamais assez à ses amis qu'on les aime et à quel point on tient à eux.
Le Samedi 26 Novembre 2005 à 13:31 GMT+2, par Shade
Parfois, on ne sait plus comment leur dire, alors on se tait, on se sauve.
On voudrait plus mais on ne peut pas.
Entre les mots et les maux, on ne sait plus quoi dire pour que les uns ne provoquent pas les autres.
Ha que la vie est compliquée... parfois...
Le Samedi 26 Novembre 2005 à 15:42 GMT+2, par Henri-Pierre
La vie est fragile. J'ai pris une détermination depuis longtemps déjà. Pour n'avoir pas à regretter les mots ou les gestes que l'on peut dire quand ce sont des messagers d'amour, eh bien disons-les au dela des pudeurs ataviques et des convenances imposées.
C'est bien, c'est même nécessaire de le dire à tes amis que tu les aimes. Dis leur encore, je suis sûr qu'eux aussi t'aiment et il n'y a aucune fatigue répétitive à exprimer toujours et sans cesse l'amour.
Dis le, encore et toujours. Si un jour la vie coupait un fil qui ne te laisserait plus dire cela ça s'appellerait une occasion manquée, pire un point amer de non retour.
Que les dieux te soient propices
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 01:04 GMT+2, par Giorgino
Merci pour tous vos commentaires... Il n'y a finalement rien de plus précieux que l'amour que l'on porte aux autres... J'apprends, chaque jour, à dépasser ma pudeur, à ouvrir mon coeur, à laisser parler mon "trop-plein" d'émotions. Je suis entouré d'amis patients 
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 18:33 GMT+2, par Henri-Pierre
Quelle heureuse évolution Giorgino...
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 18:54 GMT+2, par souviens toi
L'Amitié c'est une réciprocité dans les mots ,le regard,le sourire,une complicité sans égale,quelque chose de trés fort que l'on vuet partager...ton texte nous prend aux trippes...c'est précieux l'amitié comme tu le dis..
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 19:41 GMT+2, par le petit con
alors viens nous le dire....et l'entendre...
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 19:55 GMT+2, par audovere
Vos photos sont magnifiques giorgino. Les textes aussi. Coup de coeur pour blog. Cette neige me donne envie de revoir la présentation de mon blog pour le clarifier, l'éclaircir je veux dire
Le Dimanche 27 Novembre 2005 à 20:03 GMT+2, par Giorgino
Te revoilà chère audovere... Les portes de ton blog étaient fermées, je pensais que ta bulle avait éclaté et que, vers d'autres cieux, tu t'étais laissée guidée. Heureux que tu sois de retour