Bis repetita
Pour ceux qui ne le savent pas encore et qui me découvrent grâce à ce blog, je voudrais juste livrer l’une des clés de ma personnalité : la naïveté. Je l’avoue presque sans honte, je suis un être naïf. Rassurez-vous, ce n’est pas une maladie et je vis très bien avec. Bref…
Ce matin, à peine sorti des limbes délicieuses de ma douce nuit, je pose un regard nimbé d’une clarté bovine sur l’écran de ma télévision, à moins que ce ne soit l’inverse. A l’image s’agite un homo-presentatus n’ayant pour unique fonction que de m’éblouir de son sourire ultra-white. J’essaye de tenir le coup, les paupières à demi-closes, mais rien n’y fait, il est plus fort que moi, le bougre ! Pour ne pas finir aveugle, je file dans la cuisine préparer mon thé matinal. Lorsque je remets un pied dans le salon (l’autre étant resté dans la cuisine, préparant une retraite rapide au cas où l’homo-presentatus sévirait toujours) j’apprends avec contentement que la grève des transports était enfin terminée sur ma ligne de train.
"Ouh la méchante grève, pensais-je alors, j’ai bien failli me fâcher tout rouge hier, moi, coincé entre les râleurs et mille senteurs". A noter que je vous livre là mes pensées brutes non retouchées, et je suis profondément désolé si le caractère violent de mes propos vous heurte.
Le cœur léger, l’esprit rassuré, l’estomac rassasié, les deux pieds rassemblés je pars donc, tranquille, en direction de ma très chère gare Saint-Lazare ressuscitée. Et bien, chers amis, et c’est là où je voulais en venir, le croirez-vous mais la naïveté m’a une fois de plus joué l’un de ses tours. Cette méchante grève, qui aurait dû être sacrifiée sur l’autel des négociations sociales, vivait ses derniers soubresauts. Prisonnier au milieu d’une foule dense et compacte, me transformant petit à petit en glaçon, j’ai pu méditer pendant une heure sur ma désolante naïveté… Conclusion, ne jamais croire ce que l’on vous dit aux informations.
Parole de naïf !
Par giorgino, Mercredi 23 Novembre 2005 à 15:27 GMT+2 dans Bribes de vie (article, RSS)
De plus, moi qui croyais que ton premier regard nimbé du matin était pour moi, c'est mort !!! Pfffff...




