giorgino

Photos de juin (2006)

Seulement deux photos postées en juin... Mon cas s'aggrave ;-)

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Photos de mai (2006)

Avec beaucoup de retard, voici la sélection de photos ayant illustré mon joli mois de mai.

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L'âme vague

Mur murs © Bruno Forêt

Le métro brinquebalant déversait ses grappes de touristes à la station Pigalle. Absorbé par la lecture du journal intimidant d'un jeune auteur canadien, j'ignorais les regards désabusés, les soupirs en coin et les corps terrassés par la chaleur. Peut être à cause d'un mot au détour d'une ligne, d'un grain sur le papier ou peut être à cause de rien, j'interrompais un court instant ma lecture et laissais vagabonder mon regard le long des chromes fatigués de mon wagon métropolitain. Quand soudain, sans y penser, sans prévenir, une phrase vint s'échouer sur le rivage de mon vagabondage :

"Ce qui m'a rendu fou, c'est de croire que je ne l'étais pas."

J'aime ces phrases qui viennent se poser, inopinément, à la surface de l'esprit, troublant la clarté des pensées comme autant de ronds dans l'eau. Elles font rouler les mots, petits galets polis dans le lit des émotions, sans aucune raison apparente. Elles mènent leur propre vie, indépendantes. Libérées des contraintes de la réflexion, elles sont sources d'imagination.
Cette phrase m'a plu.
Je l'ai capturée dans les filets de ma mémoire, l'arrachant pour une brève éternité aux flots continus de mes pensées dérisoires.

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Cheval d'orgueil, cheval d'envie

Conte d'isia © Bruno Forêt

Quand la lune caresse
L’horizon de tes seins
Quand mon doigt se promène
De ta nuque à tes reins
Dévoilant les secrets
De ta peau mise à nu
Dérobant ton amour
Entre toutes tes vertus.

Quand mon cœur se fissure
A l’écho de ta voix
Quand mes bras se font sûrs
Dans l’étau de tes draps
Effeuiller doucement
L’iris de tes yeux
S’abandonner sans fards
A l’ivresse de nos jeux.

Quand les plaines de ton corps
Ondulent sur ma peau
Quand tes mouvements deviennent
Des instants rares et beaux
S’échappe d’entre tes lèvres
S’éloigne entre deux cris
Un cheval d’orgueil
Un cheval d’envie.

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