giorgino

Si j'étais moi

Juste pour le plaisir, parce que cette chanson me trotte dans la tête depuis ce matin et flotte dans les airs parmi les milliers de flocons, j'accompagne la photo du très jeune nono (à 4 ans) d'un très beau texte, simple et si juste, de Zazie... Voilà le genre de paroles que je rêverais d'écrire... Elles me touchent... me ressemblent.

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Photos de décembre (2005)

Retrouvez ici toute la sélection de photos illustrant mes articles du mois de décembre

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C'est l'heure des résolutions

Lac du bourget © Bruno Foret

2006 va s'arrimer aux wagons des années écoulées et le train de nos vies bien remplies poursuivra tranquillement son chemin, vaille que vaille.
En attendant que les mois à venir comblent les vides, on se prend à rêver que peut-être, cette fois-ci, tous nos vœux formulés seront exaucés. J'ai soigneusement empaqueté les miens dans une malle sertie de perles d'espoir, avant d'y apposer à jamais le sceau de ma mémoire.
Mon éternel souhait de terrasser les démons visiteurs de mes soirs côtoie la naïve promesse de recouvrer une santé plénière. J'ai envie de me laisser bercer sur un océan de pureté par une vie légère, envie que le lit de mes nuits ne soit plus le chaos de naufrages en solitaire.
2006 va s'arrimer aux wagons des années écoulées et mon désir de vivre en sera le crochet d'attelage, je l'espère.

Que tous vos vœux voyagent avec vous.
Bonne et heureuse année.

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Ca y est, je l'ai !

Vestiges de chasse au bord du lac d'aiguebelette © Bruno Foret

C'est fou ce qu'un petit bout de papier de rien du tout peut rendre heureux. Mais de quoi s'agit-il donc qu'est-ce que mais encore, me demanderiez-vous ?
Ce n'est pas le permis de conduire, lui, je l'ai depuis longtemps… Mais avant de continuer, j'ouvre une courte parenthèse pour me dévoiler un peu et vous faire un aveu limite honteux : je n'aime pas conduire. J'ai d'ailleurs toujours échappé à cette "corvée" depuis que j'ai ce fameux permis. Inutile de préciser que si vous me croisez un jour au volant d'un véhicule… FUYEZ !!!

Il ne s'agit pas non plus du brevet des collèges, du bac, ou de tout autre diplôme (là, j'ai dépassé la date de péremption).
Je suis tout simplement content car j'ai reçu ma carte de membre de la SACEM, ce qui signifie pour moi que mon petit travail d'auteur de chansons est reconnu, snif. Une larme émue et gracile tremblote au bord de mes cils, comme un chihuahua apeuré. Il ne me reste plus qu'à écrire LE tube interplanétaire que toutes les radios s'arracheront et qui ne me rapportera pas un clou car d'ici-là, les droits d'auteur auront disparu dans les méandres juridico-légaux du téléchargement létal. Elle est pas belle la vie ?

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Ecrit de jeunesse

Monoduel © Bruno Foret

Je ne suis qu’une ombre
Qui passe et qui tombe
Que personne ne ramasse
Qui passe et qui s’efface...

Je ne suis qu’un silence
Qui passe et qui s’élance
Que personne n’arrête
Qui passe pour disparaître...

Je ne suis qu’un secret
Qui passe et qui se tait
Que personne n’attise
Qui passe et qui se brise...

Je ne suis qu’un reflet
Qui passe et se défait
Que personne ne recolle
Qui passe et qui s’envole...

Je ne suis personne ou presque
Qui passe et qui reste
Que personne n’enlace
Qui reste... et qui passe.

Souvenirs du temps où je n'étais personne...

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Petite annonce

Pneu sur le lac d'aiguebelette © Bruno Foret

"Jeune Kiki pas encore sevré cherche inventeur fou (ou folle, je ne suis pas sectaire) capable de concevoir une machine permettant d'arrêter le temps… juste de temps en temps. Me contacter de toute urgence par l'intermédiaire de ce blog en me laissant un petit commentaire avec vos CV, lettre de motivation, récentes inventions, mensurations, objets d'affection, pétitions, bref, tout ce qui se termine en "ion" pour la compréhension."

Car Jeune Kiki craque tout seul, dans sa bulle, assis à son bureau tellement encombré de papiers qu'un Père Noël n'y trouverait pas la corde pour se pendre à nos façades. Car Jeune Kiki vient de s'avaler en quatrième vitesse un poisson surgelé micro-ondé qui n'avait jamais vu la couleur de l'eau. Car Jeune Kiki n'a pas eu le temps de relever son nez-trompette de l'ordinateur, ses rares neurones mobilisés par la conception d'une magnifique base de données Access dont la seule vue procurerait un orgasme immédiat et dantesque à Bill Gates ®... Et la journée n'est pas terminée...

Alors, cher inventeur folloufou qui lit ces lignes en ce moment, si tu te sens capable de livrer au monde ébaubi la plus belle des découvertes technologiques de tous les temps, si tu crois pouvoir surpasser Martine Aubry et ses RTT réunis, contacte-moi ! Je suis certain que ton invention miraculeuse intéressera beaucoup de personnes ici.

Bon, c'est pas tout ça, j'ai du retard à rattraper moi. Entre la rédaction de ce bref article et la mise en ligne de cette incroyable photo, prise sur le vif au lac d'Aiguebelette, montrant sans détours la copulation rarissime entre un joli piquet sodomite et un vieux pneu usagé, je n'ai plus de temps à perdre, moi…

Tiens, qui a mis du poisson sur mes papiers ???

A part ça, je vais bien lol.

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Au secours, ils sont là !

Il semblerait que se répande dans nos campagnes un virus autrement plus dangereux, plus virulent et plus délétère que celui de la grippe aviaire… Etrangement, personne ne parle de cette pandémie…

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Revoili le kiki...

Un article sans photos, c'est un peu comme un Noël sans cadeaux… Me voilà donc de retour dans la blogosphère, les mains vides (pour l'instant). Il va falloir que je trie, supprime, sauvegarde les quelques clichés que j'ai pris en Savoie et chez ma soeur, non loin de Grenoble.
C'est toujours difficile pour moi de me remettre dans le bain parisien quand, le temps d'un soupir, j'ai pu respirer l'air frais de la campagne et promener mon regard sur un horizon lavé des contraintes bétonnées de la capitale. Et se bousculent en mon esprit les souvenirs prégnants de ces derniers jours, les câlins affectueux de mes chers neveux, le sourire toujours bienveillant de ma môman, l'ivresse de ma grand-mère à peine l'apéritif avalé lors du réveillon. Tiens mémé, mange du pain ! Heureusement, pour contrer le cafard du départ, belle-maman et titou m'attendaient hier soir, Gare de Lyon. Deux visages familiers au milieu des flots humains que déversait le TGV sur le quai. On avait tant de choses à se dire (si, si) que j'ai finalement très peu dormi.
Mais ce matin, j'ai dû retrouver mes automatismes : ma ligne 12, mon train de banlieue inoccupé, mes 10 minutes de marche dans cette morne ville de Saint-Cloud, mon entrée timide par la double porte coulissante dans mon "business center", ma lente traversée du hall très années-60, mon ascenseur miroitant mon reflet de tous les côtés (pas terrible pour constater les dégats d'une nuit sans sommeil), mon bip-bip-biiiiiip du code d'entrée, mon fauteuil rouge (c'est moi qui ai choisi la couleur, na!), mon ordinateur… et vous. La découverte et la lecture de vos commentaires sur mon dernier article m'ont beaucoup amusé…
Finalement, je me dis que par votre présence sur mon blog, ma petite routine quotidienne vole en éclats et c'est bien agréable. A tout bientôt pour de nouvelles photos et un article dédié à une nouvelle et horripilante lubie de mes chers compatriotes ;-)

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Le Kiki de tous les kikis

Bruno par Anne-so

Pour parodier le parodieur Pharaon, je reprends ici le titre de son article. Ce n'est pas totalement innocent car, si j'en crois mon ami Yann, j'ai une certaine ressemblance avec ce primate anthropoïde plus connu sous le nom de "kiki"… A vous de juger. Peut-être suis-je victime du syndrome Post King-Kongien.
Ces photos, me dévoilant un petit peu, ont été captées aujourd'hui par l'œil espiègle de ma grande amie Anne-sophie. Ma blouine d'amour* (*private joke).

En vrac et dans le désordre (je suis éminemment pressé et donc à la bourre), je ne vais pas alimenter ce blog pendant une semaine. Vive les vacances et les fêtes de Noël en famille. J'ai trouvé le film de Peter Jackson parfois touchant, mais souvent ridicule. Je l'ai aimé et je l'ai trouvé bof. Paradoxal. J'emmène mon appareil photo et je compte bien revenir avec quelques clichés. Ma valise n'est pas encore bouclée. Mon challenge : comment la fermer alors qu'elle déborde littéralement et qu'un gros chat est allongé dessus et prêt à en découdre avec tous ceux qui voudraient le déloger ? Chouette, ce week-end c'est Satie à Chambéry.

Bon, je dois vraiment filer pour que le train ne me file pas sous le nez. Bonnes fêtes à tous. Et à bientôt J

Kiki par Anne-sophie

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Non-sens

Va-où ? © Bruno Foret

J’ai dans la tête de petits êtres... Qui poussent
Volant mes "je" et mes "peut être"... Ils poussent
Grignotant du terrain, Ils sont chagrins pour moi
Et mon esprit repart en guerre...
Entérinant ma fin, Ils sont chacun pour moi
Bien plus sauvages que naguère...

Dans les recoins de ma mémoire... Ils fouillent
Les meurtrissures de mon histoire... Ils foulent
Récoltant mes douleurs, Ils prennent corps en moi
Ma volonté vole en poussière...
Cristallisant mes peurs, Ils se raccordent en moi
En particules nourricières...

Bien que la sève de mes désirs... S’écoule
C’est dans leurs veines que je m’inspire... Et coule
Menaçant ma quiétude, Leurs humeurs sont en moi
Les grains de folie prolifèrent
Violant ma solitude, Leurs rumeurs sont en moi
Le délire enfin légifère...

Abandonner mes sens au profit des nuisances
A chuter sans tomber l’on se voit condamné aux cruelles souffrances des attaques sans défense
Qu’à présent soient lâchées mes personnalités
Et sous leur morsure, le moi se fracture
La voix devient multiple, la raison est disciple d’étranges césures qu’en vain je censure
La mort ensemencée la faux libère l’ivraie.


© Bruno Foret

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La chevauchée humaine

La chevauchée humaine © Bruno Foret

Hier, j'ai passé une soirée en compagnie de gens formidables, des policiers dont le "dur" labeur ne leur permet pas si souvent de rencontrer des personnes comme moi, totalement incultes en ce qui concerne leur travail. Leur métier peut en faire des héros ou des salauds suivant le regard étriqué que certains veulent bien leur porter. Mais loin des clichés véhiculés par les séries télé, ce sont des gens ordinaires, terriblement humains, des gens simples que la vie a peut-être abîmé plus que d'autres.
Je ne suis pas prêt de les oublier.
Je ne les oublierai pas.
Ma mémoire est comblée de leurs sourires, leurs coups de gueule, leurs discussions animées et la profonde tristesse miroitant au fond de leurs yeux. Pendant les 2 heures que nous avons partagé, ils ont fait défiler sur l'écran noir de mon ignorance les images de leur vie gorgée de violence, leurs combats démesurés, leur douleur si poignante qu'elle en devenait mienne.
Caroline, la larme si discrète en balancelle à l'orée des cils, exprimant dans ses silences la souffrance d'être seule, d'avoir perdu les êtres qu'elle aimait tant, et me disant, hors-champ, le supplice de ne plus toucher une goutte d'alcool après s'être noyée dedans de longues années durant…
La fougue d'Antoine, son visage illuminé par un sourire immense, son "innocence" de gamin découvrant le monde et à qui le monde sourit en retour. Un monde pourtant trop vaste, trop sombre. Et partout, dans les rires à naître, dans le quotidien à venir, composer avec l'ardeur et le souvenir de ce Petit Lieutenant.
Ces gens, vous l'aurez peut-être compris, ont encadré ma vie le temps d'une parenthèse cinématographique. Caroline, c'est Nathalie Baye, bouleversante, inoubliable. Face à elle, Jalil Lespert donne vie à Antoine. Et au final, un regard magnifique, saisissant, qui interroge, émeut, accroche. Pas de musique dans la tête - il n'y en a pas dans ce long métrage - juste des mots et une vibrante humanité qui m'accompagnent encore.
Dans ce Paris glacé-froissé je ne peux que vous souhaiter de tenir compagnie, vous-aussi, au Petit Lieutenant.

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Mortelle peine

Le rôdeur © Bruno Foret

Parce que j'ai reçu un email de mon beau-frère ce matin, parce que cet email m'a donné matière à réfléchir, je vous livre ici son contenu…

"Et voila, il est 9 heures, ...
Dans un pays lointain un homme est attaché sur une planche et on lui injecte en ce moment des produits qui vont provoquer un arrêt du cœur.
Il y a surement dans de nombreux autres pays et au même moment des gens qui souffrent et qui meurent. Mais pas forcément sur la volonté de leurs concitoyens, pas forcément devant le regard de leur famille, de leurs avocats, et des représentants de l'ordre public.
Ce type là n'a pas toujours été un être humain très respectueux de ses frères humains. Il a fait souffrir, en a entrainé d'autres à faire souffrir, et a même été accusé de meurtre. Mais depuis 24 ans il incite les jeunes en perdition comme lui à ne pas sombrer dans la violence, depuis 24 ans il tient des discours et des interviews pacifiques, depuis 24 ans il écrit des livres pour enfants.
Aujourd'hui, en ce moment, on va exécuter l'autre, celui qui a été mauvais il y a 24 ans, mais qui est déjà mort.
Et on va tuer celui-ci, qui est devenu bon et qui pourrait être un exemple.

Alors si vous êtes croyants faites une prière
Si vous êtes philosophe réfléchissez-y
Si vous pratiquez la compassion ayez une pensée
Et si vous n'êtes rien de tout cela mais que malgré tout vous ayez un cœur,
surtout ne restez pas insensible :
L'indifférence rend inhumaine les erreurs humaines."

Je conclurai en ajoutant juste qu'il a été emprisonné l'année où, en France, on abolissait la peine de mort... Il y a 24 ans.

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La photo du jour

Parvis du Sacré Coeur @ Bruno Foret

Avant que la journée s'achève, j'embrouille Montmartre sous la lumière de ses lampadaires. Bonne nuit les amis.
















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Mausolée

Monoduel © Bruno Foret

De sa grisaille nue le ciel me contemplait
Aux voluptueux nuages ma silhouette accrochait
Futile ombre chinoise aux fragiles pensées
Flammèche encore vivante que la nuit vient souffler.

Sur un rocher frappé de langoureux tumultes
De vagues passionnées qu’un coup de vent exulte
Mon regard s’est échoué, aux embruns s’est mêlé
Vers cet écrin perlé mes pas il a guidé.

Aux caprices de l’âme ma raison j’ai léguée
Le vide est un délice pour corps abandonnés
Dans un dernier élan de ma vie j’avortais
Sur la proue de granit mes os je dispersais.

Une mosaïque d’eau déroule mon linceul
Et l’écume dorée referme mon cercueil
L’océan se déplie en vagues empourprées
De ma chair abîmée je le fais messager.




Quand la mer se dénude vers de vagues horizons
Comme une femme prude tire sur ses jupons
Ma demeure est immense, les chemins effacés
Falaises en tremplins, rochers en lit douillet

Bruno Foret

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Pièce gachée...

Chaîne © Bruno Foret






















Il y a matière à râler, pester, protester dans notre merveilleuse société de consommation. Malheureusement, ce ne sont pas les sujets qui manquent. Récemment, j'ai assisté à une scène qui m'a tout simplement scandalisé. Parfois, j'ai vraiment l'impression d'halluciner, de vivre dans un film ou sur un plateau, en plein cœur d'une pièce de théâtre. Jugez vous-même.
Le rideau se lève sur la longue salle des pas perdus, gare de Lyon. Des hommes, des femmes… Une kyrielle de gamins courent dans tous les sens. Les regards se croisent sans se voir, les corps se frôlent sans se toucher. Des paupières d'acier se referment sur les boutiques. Il est tard. Eloignés de la cohue, à peine cachés derrière des piliers de pierre retombant comme des pendrillons, des SDF prennent la "pause". L'hébétude collée à la peau, le sang pourri par les substances sans cesse inoculées, les drogués font leur entrée en scène par petits groupes. En coulisses, c'est le défilé des morts-vivants. A quelques mètres de là, juste avant l'effervescence régnant sur les quais, côté cour, l'employée d'une sandwicherie s'active. Lasse, elle nettoie son comptoir, visiblement pressée d'en finir avec cette journée terne, pressée de quitter enfin les projecteurs. Les ventes furent satisfaisantes, c'est son chef qui sera content. Elle, elle s'en moque. Sa paye n'en sera pas augmentée pour autant. Sous les vitrines de son étal s'alignent des dizaines de sandwichs qu'elle ramasse à pleines mains. Le temps est suspendu à chacun de ses gestes, l'audience retient son souffle… et là, sans un regard vers les crève-la-faim qui dégueulent leur vie à côté, elle jette les sandwichs dans l'une de ces fabuleuses poubelles vertes gracieusement prêtée par la ville de Paris. Un frisson parcourt le public. La nourriture, déversée, tassée, écrasée par poignées révèle la bêtise d'un système basé sur le profit, préférant le gaspis à l'entraide. C'est devant les yeux des spectateurs ébahis que se déroule le dernier acte de notre indifférence et c'est la stupidité de notre société de consommation que vomit la poubelle. Fin de la représentation. C'est pourtant la réalité, je dois l'admettre. Que faire pour que ce gaspillage ne soit plus la norme ? Ma voix sera-t-elle suffisamment forte face à ceux que le pouvoir rend sourd ?
C'est la réalité, et personne n'a envie d'applaudir…

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A Côté...

...

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Mais que vont-ils inventer... après ?

Pendant ma pause déjeuner, en surfant sur le web, je suis tombé sur cette dépêche AFP...

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La recette enchantée

Main © Bruno Foret

Je vous explique brièvement mon problème : depuis plusieurs années, je suis à la recherche d’une recette rarissime. Au début, guidé par l’énergie de l’innocence et l'ineffable folie de l'espoir, j’ai tenté de reproduire moi-même cette recette méconnue, pensant qu’il me suffisait de mélanger, mixer, pétrir, tamiser, cuire pour obtenir un résultat satisfaisant. Las ! Le constat fut amer et le plat indigeste.
Mon blog n’a pas l’audience d’un site de charme, mais je nourris l’indicible espérance que peut-être, parmi vous, quelqu’un possède cette recette miracle tant recherchée. Oh, je ne demande pas la lune - même si l’idée d’en décrocher un petit bout me séduit – et si le fait de révéler un si grand secret en public vous effraie au point de vous rendre amnésique ou aphone, sachez que je ne vous en tiendrai pas rigueur.
Sans plus vous faire attendre, je vous livre l’intitulé de cette recette : il s’agit du Feuilleté de Confiance en Soi. Je sais dores et déjà qu’il faut délicatement mélanger une pincée de Soi, cela va de soi, un soupçon de fierté (attention à ne pas trop en mettre. La fierté, à forte dose, rend le plat insipide) et saupoudrer de plaisir avec parcimonie. Pour le reste, je me fie à votre sagacité et à votre expérience culinaire.

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Une Vie...

La Noce © Bruno Foret

Il est des instants
Où le pas se fait grand
Où la morsure du temps
N’est plus du présent
Un coup d’œil en arrière
Les pensées éphémères
On remet le couvert
Sur une vie de lumière.

Il est des moments
Où le cœur est amant
Où le corps est content
Mais déjà plus présent
Un regard en arrière
A des années-lumière
On dessert le couvert
D’une vie éphémère.

J’ai désiré
Plus que de raison,
Déraisonné
Par trop de passion.
Aimé l’amour
En vivant ma vie,
Vécu l’amour
En aimant la vie.


Il est des regards
Que l’on croise sans voir
Et puis ceux d’un soir
Qui redonnent espoir
Quand on dit "Je t’aime"
Dans ses larmes pleines
On monte sur scène
La vie en baptême.

Il est des retards
Qu’on ne peut savoir
Tant c’est dérisoire
D’être au désespoir
On ne sort indemne
D’un nouveau baptême
On démonte la scène
D’une vie déjà pleine.

Bruno Foret

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La nuit, nuit.

Statues © Bruno Foret

Je suis en retard. Ca commence bien. Je n'avais pas mis mon réveil. Inutile un Dimanche, pourquoi ne pas se laisser aller à une petite grasse matinée ? Oui, mais je suis attendu à l'autre bout de Paris pour midi. Ce sont les cloches du Sacré-Cœur qui m'ont sorti du lit. Merci ! Aïe, et voilà que tout ce que j'écris se met à faire des "i". Je ne suis pas vernis aujourd'hui. Tant pis. C'est une drôle de maladie, mais tant que je ne perds pas les "o"… Normalement je serais guéri en milieu d'après-midi. Allez, je dois filer d'ici, je ne veux pas faire attendre mes amis. Je vous souhaite bon appétit.









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